que tu es la personne qu'il faut pour rester à la tête de la Principal , aucun de tes frères n'a ton tempérament , ni ton fort caractère, tu es la seule à pouvoir mener cette mission , j'ai besoin de toi ici, en échange de ton obéissance à ce que je te demande d'accomplir, je fais solennellement le serment devant tes frères qu'au moment de ma mort la Principal et tous ses biens de Pous seront pour toi et pour toi seule. Il m'a enterrée pensa Maria tout en se levant , il vient de m'enterrer vivante sous les pierres de cette maison , avec les champs stériles autour, le cellier fermé et le village dans la misère, il me demande de devenir la gardienne de cette misère, et tout ça parce que je suis une femme. A la mort de son père Maria hérita de la Principal, son cellier , ses terres ainsi que de s'occuper de toutes les transactions commerciales elle s'est brouillé avec presque toute sa famille, cette gamine si jeune est devenu vieille en quelques jours, un an et demi plus tard grâce à la vente des bouteilles entreposés dans le cellier, elle put replanter des ceps américains, La Principal redevint un symbole de puissance et de richesse. Elle épousa un riche héritier dont les parents étaient les commerçants les plus aisés de Rieu , ils eurent une fille Maria Blanca Bassilia Magi Roderich nous étions en 1910 après la naissance de la gamine son mari tomba malade et mourut la vieille comme on l'a surnommait fut profondément accablée Narcis son mari lui légua une fortune , de l'argent , des propriétés, mais aussi des tableaux, des sculptures , un piano et des livres , la vieille les mis dans une grande bibliothèque quelle fit faire dans laquelle on accrocha un portait du défunt.La gamine sa fille qui à maintenant 15 ans découvre un jour que Llorenç le fils de la cuisinière qui à été élevé avec elle se trouve avec le contremaître Ricard dans les écuries , les deux hommes poussaient de tels gémissements de plaisir qu'ils n'avaient pas vu Maria, lorsque Ricard découvrit la présence de l'adolescente , il se retira brusquement et fila comme un dératé, elle le dit à sa mère qui convoque immédiatement le contremaître, sa fille et l'Abbé Salvador, tu quitte la Principal dès ce soir , tu partira du village pour rejoindre ton frère en France. Mais le 18 juillet 1936 le cadavre de l'ancien contremaître à été déposé devant la maison de la Principal sur le banc de pierre , dans un sac ,le ventre lacéré, on avait comptabilisé cet assassinat parmi les pertes de la guerre. Le jeudi 7 novembre 1940, un inspecteur se présente à la Principal pour rouvrir l'enquête sur le meurtre , Ursula le conduit à la maîtresse des lieux la senyora Maria Magui qui le reçoit en souriant car elle sait quelle est une personnalité très protégé de Pous avec son héritage depuis des générations ils font vivre le village . Mais l'inspecteur est tenace , il va lui faire avouer que c'est bien un meurtre lié à la Principal, car elle était présente le jour où sa mère l'a renvoyé ,il y avait aussi la présence de l'Abbé Salvador, elle avait aussi surpris une conversation assez houleuse , l'Abbé reprochait au contremaître de lui avoir été infidèle avec Llorenç. Maria à toujours été amoureuse de Llorenç et quand sa mère est morte ( La Vieille ) elle entraîne Llorenç dans sa chambre et lui demande de devenir son amant, Ursulla est outrée et lui rappelle les déviances sexuelles de ce garçon , mais le couple s'entends bien et trouve un compromis . Puis les choses vont aller très vite l'enquête va être étouffée, car on a découvert que c'était l'Abbé qui avait tué le contremaître , le gouverneur civil et le chef du mouvement National donne l'ordre expresse d'abandonner immédiatement l'enquête et de brûler ou détruire tous les dossiers qui se trouvent au commissiériat . On retrouve le curé pendu dans la salle à manger du Presbytère Llorenc et Maria étaient allés la veille au presbytère parce qu'ils pensaient que l'inspecteur soupçonnait Llorenç qui était l' amant du contremaître revenu en cachette au village ils l'ont pendu pour en finir avec ce curé jaloux devenu meurtrier , mais ils ne seront pas inquiétés car l'affaire avait été classée sans suite. Ils eurent aussi une fille Maria qui continue à exploiter La Principal, Llorenç à la mort de sa femme écrira ses mémoires et les confies à sa fille pour qu'elle sache les secrets de la Principal.
samedi 14 juillet 2018
Les femmes de la principal de Lluis Llach
que tu es la personne qu'il faut pour rester à la tête de la Principal , aucun de tes frères n'a ton tempérament , ni ton fort caractère, tu es la seule à pouvoir mener cette mission , j'ai besoin de toi ici, en échange de ton obéissance à ce que je te demande d'accomplir, je fais solennellement le serment devant tes frères qu'au moment de ma mort la Principal et tous ses biens de Pous seront pour toi et pour toi seule. Il m'a enterrée pensa Maria tout en se levant , il vient de m'enterrer vivante sous les pierres de cette maison , avec les champs stériles autour, le cellier fermé et le village dans la misère, il me demande de devenir la gardienne de cette misère, et tout ça parce que je suis une femme. A la mort de son père Maria hérita de la Principal, son cellier , ses terres ainsi que de s'occuper de toutes les transactions commerciales elle s'est brouillé avec presque toute sa famille, cette gamine si jeune est devenu vieille en quelques jours, un an et demi plus tard grâce à la vente des bouteilles entreposés dans le cellier, elle put replanter des ceps américains, La Principal redevint un symbole de puissance et de richesse. Elle épousa un riche héritier dont les parents étaient les commerçants les plus aisés de Rieu , ils eurent une fille Maria Blanca Bassilia Magi Roderich nous étions en 1910 après la naissance de la gamine son mari tomba malade et mourut la vieille comme on l'a surnommait fut profondément accablée Narcis son mari lui légua une fortune , de l'argent , des propriétés, mais aussi des tableaux, des sculptures , un piano et des livres , la vieille les mis dans une grande bibliothèque quelle fit faire dans laquelle on accrocha un portait du défunt.La gamine sa fille qui à maintenant 15 ans découvre un jour que Llorenç le fils de la cuisinière qui à été élevé avec elle se trouve avec le contremaître Ricard dans les écuries , les deux hommes poussaient de tels gémissements de plaisir qu'ils n'avaient pas vu Maria, lorsque Ricard découvrit la présence de l'adolescente , il se retira brusquement et fila comme un dératé, elle le dit à sa mère qui convoque immédiatement le contremaître, sa fille et l'Abbé Salvador, tu quitte la Principal dès ce soir , tu partira du village pour rejoindre ton frère en France. Mais le 18 juillet 1936 le cadavre de l'ancien contremaître à été déposé devant la maison de la Principal sur le banc de pierre , dans un sac ,le ventre lacéré, on avait comptabilisé cet assassinat parmi les pertes de la guerre. Le jeudi 7 novembre 1940, un inspecteur se présente à la Principal pour rouvrir l'enquête sur le meurtre , Ursula le conduit à la maîtresse des lieux la senyora Maria Magui qui le reçoit en souriant car elle sait quelle est une personnalité très protégé de Pous avec son héritage depuis des générations ils font vivre le village . Mais l'inspecteur est tenace , il va lui faire avouer que c'est bien un meurtre lié à la Principal, car elle était présente le jour où sa mère l'a renvoyé ,il y avait aussi la présence de l'Abbé Salvador, elle avait aussi surpris une conversation assez houleuse , l'Abbé reprochait au contremaître de lui avoir été infidèle avec Llorenç. Maria à toujours été amoureuse de Llorenç et quand sa mère est morte ( La Vieille ) elle entraîne Llorenç dans sa chambre et lui demande de devenir son amant, Ursulla est outrée et lui rappelle les déviances sexuelles de ce garçon , mais le couple s'entends bien et trouve un compromis . Puis les choses vont aller très vite l'enquête va être étouffée, car on a découvert que c'était l'Abbé qui avait tué le contremaître , le gouverneur civil et le chef du mouvement National donne l'ordre expresse d'abandonner immédiatement l'enquête et de brûler ou détruire tous les dossiers qui se trouvent au commissiériat . On retrouve le curé pendu dans la salle à manger du Presbytère Llorenc et Maria étaient allés la veille au presbytère parce qu'ils pensaient que l'inspecteur soupçonnait Llorenç qui était l' amant du contremaître revenu en cachette au village ils l'ont pendu pour en finir avec ce curé jaloux devenu meurtrier , mais ils ne seront pas inquiétés car l'affaire avait été classée sans suite. Ils eurent aussi une fille Maria qui continue à exploiter La Principal, Llorenç à la mort de sa femme écrira ses mémoires et les confies à sa fille pour qu'elle sache les secrets de la Principal.
mercredi 9 mai 2018
Seul les enfants savent aimer de Cali
Dans ce livre , on rejoint Cali dans le traumatisme de son enfance, ce petit garçon de six ans à peine vient de perdre sa maman Mireille d'un cancer du sein , et laisse dans ce drame une famille anéantie , le père Vincent et ses quatre enfants , Sandra 12 ans Gina , Aldo 11 ans et Cali . Ce petit garçon entends les pleurs étouffés de son père et de ses sœurs ,et de son frère ta Maman est décédée lui a t-on dit . A l'école de son village à Vernet les Bains tout lui rappelle sa mère qui était institutrice, les enfants le dévisagent , même Carol Bobé l'observe cette petite fille dont il est amoureux .De sa mère il ne reste plus rien, ils ont décidé de tout brûler, il n'a plus rien d'elle, elle lui manque énormément .Voilà un nouvel élève qui vient d'arriver il s'appelle Alexandre Jolly, il deviendra son confident et en sera aussi un peu amoureux; il est attiré aussi par sa souffrance caché, son père est très sévère il dirige un collège hôtelier pour des adolescents à la dérive dont les parents ne sont plus là . Alex est devenu son ami, et il l'emmène chez lui, sa maman qui connaît sa vie, lui donne beaucoup d'amour, elle l'embrasse et il se colle dans ses bras qui lui rappelle tant sa mère, elle donne des cours de catéchisme à tous les enfants du village. Ici les filles et les garçons dansent ensemble heureux de porter le costume qui les changent de la tête aux pieds, ils portent la barretina sur le crâne , un bonnet rouge bien éclatant, ensuite un pantalon côtelé noir ceinturé en rouge d'une faixa , sans oublier la chemise blanche et une veste noire, et aux pieds les vigatames, les fameuses espadrilles rouges qui se lassent , vous enlacent de leurs lacets jusqu'en haut des mollets, Jeannette Gomez dirige grands et petits. Ce jour là Cali se tient debout et regarde son amoureuse Carol coiffée d'un filet de dentelles blanches, les garçons viennent en file indienne se placer les uns après les autres devant leur cavalière respective, les mains sur les hanches il s'agit d'une danse de cour, la danse de la Creu faite à sa bien-aimée, la musique les porte , Carol Bobé accroche son regard, Carol Bobé lui sourit, il est heureux à cet instant seuls les enfants savent aimer, seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur , pour venir nous consumer. La vie n'attends personne au bord de la route , elle n'admet aucune excuse, Arlette Buzan aussi est toujours là fidèle, une amie à Maman , elle est d'un grand secours, et d'une régularité de métronome, j'aimerai qu'elle reste parfois le soir, qu'elle tarde à rejoindre les siens, Arlette tu es une sauveuse d'âmes, ne pars pas, ,sois des nôtres, Cali continue de passer sa tête dans ses jupes, allez reste Arlette, s'il te plaît !ce soir tu sera ma Maman .Papa rentre tard très tard, toute la journée il dessine des maisons, c'est son métier, là bas de l'autre côté de la grande rue, seulement entre notre maison et son bureau, il y a un café, et il s'y arrête , est ce que ça fait partie de la petite mort qui s'agite en lui ?On l'a espionné l'autre soir Aldo et moi, il se tenait accroché au bar , comme un désespéré, on le regardaient en cachette, on se tenaient là, nos têtes de gosses collées aux barreaux derrière la vitre du fond du café, Frank Guitard est venu nous rejoindre, son père buvait à côté du nôtre, il est triste le chagrin quand il coule comme çà, d'un coup çà a gueulé, c'est mon papa qui hurlait , il a pris par le col le père de Frank, ces deux hommes devenus fantômes d'eux même se sont empoignés, ils sont tombés à terre, le barman n'a pas pipé, il n'a rien fait pour relever nos papas tristes qui se démenaient à terre, épuisés, gisants , un jour ce type je le tuerai, ce lâche, ce salopard au bout d'un temps , les deux hommes se sont relevés avec peine; Oh je le jure, je le crache Maman ce n'étais pas lui; depuis que tu es partie, il s'en est allé lui aussi. La pire des nouvelles, une tragédie, cet été, je vais en colonie de vacances avec ma sœur Gina, une vraie mise à mort, tu vient de partir Maman et en plus je dois m'éloigner de papa, je ne veux pas y aller , Alex aussi s'en vas deux mois dans le Jura, on me dit que je dois voir autres choses , d'autres visages, mais que vont dire les autres quand je ferai pipi au lit ? ils vont se moquer de moi, Oh Maman tu ne les aurai jamais laissez faire ! Avant de partir pour le Jura , Alex vient m'embrasser, je détourne mon visage, et si c'était pareil que le reste , ne plus le revoir, le perdre lui aussi il souffle à mon oreille" On ne vas pas mourir jamais". Deux heures d'une route interminable, papa est silencieux, il décoince un mot de temps en temps, il est contrarié, désespéré de tous les pores de sa peau, il est en train d'abandonner deux de ses enfants vers un lieu inconnu, à des gens jamais vu; Les Abricotiers, c'est écrit en gros à la peinture orange, un adulte salue mon père, et me sourit ensuite, mon moniteur un sorte de papa de vacances dit-il de son air guilleret , la ferme ! un papa je n'en ai qu'un et il vas partir . Christian le mono me tends la main , il n'aura pas la mienne, mon nom ?silence pour toute réponse, un revolver dans mon regard. Je le jure , à toi Maman et à la terre entière je ne dirai pas un mot, on ne me feras pas parler dans cette prison. Des jours de silence, je ne me force pas , et Christian ne me force pas non plus , " Je sais pour ta Maman me dit-il un matin ; "Non tu ne sais rien " je ne lui ai pas répondu, il m'aide à cacher mes draps trempés dans le fond du panier à linge. Juste compter les jours qui restent.Je glisse mes doigts entre les chemisettes rangées dans la petite commode près de mon lit, plus de photos, je fouille , elle n'est pas là, j'étale mes habits sur le lit ,toujours rien, c'est Willy j'en suis sûre , votre photo de mariage est déchirée elle coule au fond des toilettes, je vous regarde en morceaux toi et papa, je m'affaisse la tête dans la cuvette, je pleure, j'éprouve de la haine, un désir de meurtre, cette vie en communauté m'apprends à haïr. Allez file te coucher me demande Christian de derrière le paravent , l'air est saturé, électrique je fixe les morceaux de photo déchirés Christian tourne l'interrupteur, je bondis hors du lit, traverse la chambre à toute allure, je saute sur le lit de Willy, j'empoigne ses cheveux, il hurle à la mort, je le traîne sur le sol, défonce la porte des toilettes à coups de pieds, sa gueule de monstre cogne contre le carrelage, puis sur le rebord de la cuvette, mes doigts sont des serres d'aigles plantés dans son crâne, je hurle, il hurle Christian qui à rappliqué hurle aussi, il essaie de me retenir par les jambes, part la taille comme il peut, trop tard j'ai ,plongé la tête du monstre tout au fond, la bouche ouverte dans la pisse, le sang de Willy se mélange à la pisse. On m'a envoyé dormir chez les grands ce sera la dernière nuit, Gina me murmure des mots de réconfort, elle ne me lâche pas la main, je ne gémis pas , je suis juste saisi du tremblement continu, tout à l'heure , on m'a jeté sous la douche froide pour me calmer, j'étais comme un petit oiseau mort; demain papa vient nous chercher. Je serai toujours ton bébé , Maman chérie, un jour j'aurai ton âge, trente trois ans, l'âge ou tu t'es arrêter de vivre, pour rester ton enfant adoré, mon futur ne peut s'écrire qu'avec nos souvenirs. Voilà la triste enfance de Cali Nul ne guérit de son enfance comme le chantait Jean Ferrat , elle revient la souffrance par vagues tout au long de sa vie, remontant à la surface de notre mémoire.
lundi 23 avril 2018
Mon rêve d'or et de neige de Martin Fourcade écrit en collaboration avec Jean Issartel
dimanche 21 janvier 2018
Le maître de midi de Chiristian Quesada avec Nicolas Torrent
Mes parents sont tous deux issus de familles espagnoles installées en Algérie département français à partir de 1889, ces Espagnols qui portaient l'Andalousie dans leur chair devinrent des pieds-noirs comme les autres. Lorsque mes parents se marient en 1950, ma mère travaille comme coiffeuse, mon père, lui travaille comme comptable pour la compagnie des tramways électriques d'Oran. En 1952; la naissance de Marc le premier de ses quatre fils, maman quitte son travail , pour accomplir la mission ancestrale que lui ont transmis toutes les femmes de la famille, faire tourner la maison, Roger, le deuxième fils viendra au monde un an plus tard et maman s'épanouit dans cette nouvelle vie. Sur le moment comme la plupart des pieds-noirs, mes parents ne saisissent certainement pas la portée de ce qu'ils entendent à la radio aux premiers jours du mois de novembre 1954 :"Heures troublées en Algérie où en plusieurs endroits du territoire une séries d'attentats ont été commis dans la nuit qui précède la Toussaint ; mes parents ne se sont pas imaginés, lorsque naît leur troisième enfant Patrick en 1958 que l'Algérie à déjà bien changée en quatre ans, il y a des quartiers où mieux vaut pas traîner le soir. A l'été 1962 mes parents se retrouvent entassés avec leurs trois marmots sur un paquebot débordant de pieds-noirs direction la métropole . Né le 20 mai 1964, je suis l'enfant de l'exil un "pied-vert"comme on disait à l'époque par référence à la couleur du nouveau drapeau algérien ; une expression qui raconte mes racines, dans un pays qui n'est plus le notre. Je suis le dernier de la lignée, et donc une fierté, la mascotte de la famille. On habite à Antony dans les Haut de Seine la banlieue sud de Paris, dans cet immense bâtiment qu'on appelle le grand L, les pieds-noirs replantent les graines de leur vie passée. Le samedi matin, papa prépare la paëlla qu'on mange chaude à midi et froide le soir, le dimanche c'est poulet rôti, et dans la semaine maman prépare toujours le couscous et les mantecados, ces parfums de semoule et de cannelle cuite sont mes premiers repères dans le monde des pieds-noirs ; toutes les femmes parlent comme Marthe Villalonga, quand aux hommes , leurs mots sont rares, quelques métaphores que j'entends de la bouche de mon père " Une main devant, une main derrière" "La valise où le cercueil ! " Mon grand frère Marc m'apprendra à lire, écrire, compter, classer , lister ,relier ,analyser ,comparer et recommencer ;tous les soirs, il s'assied près de moi pour m'apprendre à lire B et A= BA P et A = PA Marc assumera ce rôle de précepteur durant toute mon enfance, avec un brio et une dévotion absolument hors du commun. L'été c'est le temps des retrouvailles chez ma tante et son mari qui ont deux enfants ils habitent à Perpignan dans un petit appartement au Moulin à vent, on s'entasse à dix dans la 404 bleue de mon oncle jusqu'à la plage du Racou à Argelès sur Mer .Et lorsque Neil Armstrong fait son premier pas sur la Lune, je lis dans le regard de mes cousins et de mes frères une émotion que je n'avais jamais vu jusque là , cette émotion me fait prendre conscience que nous assistons à quelque chose d'historique le premier pas de l'homme sur la Lune, la conquête de l'espace, pour être sûr de ne pas l'oublier, je demande à Marc la date et l'heure exacte , nous sommes le 21 juillet 1969 , il est 3h56 du matin, et pour la première fois de ma vie , j'accède à "ce tiroir de rangement" au fond de mon cerveau ce plaisir de mémoriser ne fera que grandir. C'est une drôle d'aventure, le Dictionnaire, la première fois que je l'ai ouvert, j'étais tout petit, c'était le " Larousse", j'ai trouvé ça magique que quelqu'un ait pensé à regrouper tout les mots dans un même ouvrage ; alors j'ai commencer à le lire. Au collège l'histoire et la géographie vont me passionner, les cours de français aussi, mais pour tout ce qui touche aux sciences, ça se révèle plus compliqué, avec les maths, ce sera carrément la guerre! pourtant je suis très doué en calcul mental, je m'entends très bien avec les chiffres, mais les mathématiques pures, les théorèmes, les équations, les problèmes, tout cela m' horripile . J'ai enfin trouvé mon sésame, la clé pour lire le dictionnaire, il faut y aller doucement, j'ai jaugé le volume des pages pour chaque lettres, et j'ai réalisé qu'il ne fallait surtout pas commencer par le A; le A c'est 4 992 mots j'ai donc fait mon tri, et pour la première mise en jambe j'ai choisi le U 450 mots, ensuite je suis passé au N 13000 mots, j'en suis à peu près là; lorsque nous quittons la cité, l'appartement est plus grand au cinquième étage de la cité Guillebard, les deux aînés Marc et Roger ont chacun leur chambre , Patrick partage la sienne avec moi, et dans cette chambre, on a accès à une petite pièce, une sorte de cagibi sans fenêtre dans lequel on commence à stocker tous nos livres, très vite cet endroit devient mon territoire, j'y passe des heures le nez plongé dans mes livres, mon atlas mes albums et mon dictionnaire. Les définitions défilent sous mes yeux et m'emmène dans un voyage chaque fois différent, le Larousse devient ma nouvelle obsession ; il m'arrive même de lire autre chose, notamment le Quid . L'Histoire, la Géo c'est l’autoroute pour moi, je connais tous les pays,tous les fleuves, toutes les frontières, toutes les dates, toutes les statistiques, population, PIB, taux de natalités et mortalités, je suis imbattable; je ne suis pas le garçon le plus populaire du collège, je suis solitaire, je vis en parfaite harmonie avec moi même. En janvier , le Proviseur nous convoque mon père et moi pour nous annoncer mon exclusion définitive, c'est vrai que je sèche les cours pour aller au musée regarder des cassettes vidéos sur l'intelligence collectives des fourmis. Et que fait-on quand on n'a plus ni devoirs, ni horaires , ni aucune obligations, à première vu, rien, en fait je traîne beaucoup au centre Pompidou, et dans le quartier de la fontaine des Innocents, je fais le tour des disquaires, qui me dévoilent toute l'étendu du Rock progressif, et puis je reprends le Quid, je me passionne pour la partie qui traite les célébrités et je m'invente un jeu , en prenant une page au hasard, j'en récite à voix haute tout le contenu, je passe des nuits entières dans mon cagibi, et je fais tourner ma matière grise à plein régime, mon ambition? devenir incollable . Souvent en fin de journée, je sors de mon cagibi, et je m'assied près de ma mère sur le canapé du salon pour regarder des chiffres et des lettres, contrairement à ma mère, je n'ai pas besoin de prendre des notes, je fais tout de tête et assez rapidement, je m'aperçois que je suis souvent meilleur que les candidats, je suis loin d'imaginer à quel point ce jeu vas chambouler ma vie. J'ai gagner un voyage à Las Vegas en répondant à un jeu à la radio, mais de retour à la maison l'ambiance n'est plus la même, mon frère Marc ne vas pas bien , il est dépressif , et finira par ce défenestré de notre cinquième étage, Marc m'avait tout transmis, en particulier sa quête d'excellence , je retourne dans mon cagibi, je suis en colère, comme si j'avais besoin de répondre à cette injustice, Marc m'avait donner le goût des mots, des fiches, de la gymnastique cérébrale, alors à ma manière je vais lui rendre hommage ; et sur la couverture de mon bloc notes j'écris en lettres capitales : BE THE BEST ! Ma Mission dans un premier temps consiste à décortiquer tous les mots de la langue française, le moteur qui m'anime depuis le décès de Marc vas me faire tenir quatre mois, sans lâcher la moindre page, et c'est en automne 85 que je vais me faire sélectionner aux jeu des chiffres et des lettres, puis je dois faire mon service militaire, lors des permissions il m'arrive de disputer un tournoi . A la fin de l'année j'ai l'heureuse surprise d'être convoquer par Antenne 2 pour le trophée des champions à Monaco , puis tout au long de l'année je vais participer à de nombreux jeux qui me permettront de m'installer seul dans un studio. c'est la débâcle, une trentaine de personnes vienne faire la fête presque tous les soirs, ils ont tous vingt ans , je fais la connaissance d'Alexandra et là je tout craquer pour elle, elle est accroc à la cocaïne . En juillet 2014 je suis à sec, j'ai plusieurs crédits conso sur le dos , je n'ai plus un seul ami, mon appartement est devenu une décharge, je ne sais plus à quand remonte la dernière fois où j'ai sorti les poubelles, les huissiers arrivent et je suis expulsé , où aller, je n'ai même plus de téléphone, je me retrouve à la rue; je suis entrain de somnoler quand mon voisin de paillasse "dégoupille" à cause d'une bière disparut, ça braille dans tous les sens, c'est ça le plus désagréable dans la rue les embrouilles. Le destin va me faire un petit sourire, je retrouve mon copain Christophe mon copain d'armée, qui voyant mon état physique et vestimentaire comprends très vite que je suis en galère et l'air de rien il m'invite à passer quelques jours chez lui, il me file des fringues et une serviette pour que je puisse prendre une douche. J'ai retrouvé ma superbe, ma vie de clochard est bel et bien derrière moi, j'ai disputer six tournois pour cinq victoires, je suis retourné chez mes parents, et j'ai retrouvé ma chambre d'ado, je me suis acheté un ordinateur, j'ai une quantité d'informations illimitées , plus besoin de tourner les pages d'un livre pendant des heures. Je vais refaire des compétition , des chiffres et des lettres, dans quelques villes et c'est là que je vais rencontrer Emilie , ma femme, et que Clément naîtra le 26 août 2009 et c'est moi qui couperai le cordon, le 25 décembre 2010 naîtra Robin notre second fils, ma femme travaille et c'est moi qui m'occupe des couches, biberons,balades en poussettes . A quatre vingt six ans maman n'est pas au mieux de sa forme, papa nous à quitter en février 2012 , moi non plus je ne tiens pas la grande forme, mon couple n'a pas tenu, la différence d'âge peut être , les horaires de boulot décalés,ou simplement l'amour fané trop vite, notre divorce à été prononcer en mai 2012 après quatre ans de mariage. Je n'ai trouvé que des petits boulots, je n'étais qu'un vieux quinquagénaire sans diplôme, je me suis retrouvé sans emploi, et surtout sans chômage, sans indemnités juste au RSA. Maman nous quitte le 8 mars 2015 , elle en profite pour me chuchoter un dernier conseil à l'oreille toujours avec son accent de Marthe Villalonga , il faut que tu ailles à la télé pour les 12 coups de Midi c'est un jeu pour toi. C'est vrai qu'il n'est pas mal fichu ce jeu, des questions de cultures générales, avec une épreuve de rapidité en plus .Dans la salle de sélections nous sommes une bonnes soixantaines de personnes; " Bonjour je m'appelle Christian, je vais avoir cinquante un ans , j'ai deux petits garçons, j'habite en Alpes de Hautes Provence." Deux mois après les sélections, je reçois un coup de fil de la production, bonne nouvelle je suis pris, hélas on m'annonce aussi que je suis pas convoqué avant l'année suivante, sans date précise. Enfin je décroche un CDD d'un mois à ALDI un poste à tout faire. Fin mai on m'appelle, je suis euphorique, il me faut de l'argent pour monter à Paris, et me munir de huit tenue différentes pour pourvoir en changer à chaque émissions enregistrées; Emilie et Roger mon frère me prête de l'argent, juste avant de partir je cherche l'alliance de Maman, je la mets à l'auriculaire de la main droite depuis son décès , je m'agace, je ne la retrouve pas, et puis en rangeant mon sac , je la trouve là, c'est un miracle, c'est un signe je m'endors sereinement .210 412 euros de cadeaux çà fait une sacré liste au Père Noël, j'ai gagné sept voitures moi qui n'ai pas le permis , et un chèque de 599 250 euros quand on à connu la misère ça change sa vie .
samedi 25 novembre 2017
La tresse de Laetitia Colombani
Trois continents, trois vies de femmes qui ont soif de liberté. Dans le village de Badlapur en Inde, Smita est une Dalit, ici les gens comme elle ne vont pas à l'école, Gandhi les appelait les enfants de Dieu, hors caste ,hors système,. Tous les matins, c'est le même rituel, Smita s'éveille dans sa cahute, près des champs cultivés par les Jatts, elle lave son visage, et ses pieds avec l'eau rapportée la veille du puits, elle coiffe Lalita sa fille , embrasse Nagarajan son mari, puis elle prends son panier de jonc tressé, ce panier que sa mère portait avant elle, ce panier à l'odeur âcre , tenace, indélébile, qu'elle porte toute la journée comme une croix, un fardeau honteux. C'est son devoir, sa place dans le monde. Ce que fait Smita il n'y a pas de mots pour le décrire, elle
ramasse la merde des autres, à mains nues, des toilettes pour le pays le gouvernement l'avait pourtant promis. Smita entre dans les maisons par la porte arrière, elle reçoit en guise de salaire, des restes de nourritures, parfois de vieux vêtements, qu'on lui jette à même le sol. Smita à pris une décision, sa fille ira à l'école, elle refuse d'emmener Lalita en tournée, elle ne lui montrera pas les gestes des videurs de toilettes.
A Palerme , une jeune femme Giulia quitte à regret son lit, elle s'habille à la hâte avant de descendre à la cuisine où s'impatiente la mamma, ton père est parti, c'est toi qui ouvre ce matin, elle saisit les clés de l'atelier et quitte rapidement la maison, elle parvient dans une impasse, c'est là qu'est installer l'atelier de son père, dans un ancien cinéma, dont il a racheté les murs il y a vingt ans, l'âge de Giulia. Elle a grandit là, entre les cheveux à démêler, les mèches à laver, les commandes à expédier, voilà près d'un siècle que sa famille vit de la cascatura, cette coutume sicilienne ancestrale qui consiste à garder les cheveux qui tombent ou que l'on coupe pour en faire des postiches ou perruques, fondé en 1936 par l'arrière grand-père de Giulia, l'atelier Lanfredi est le dernier de ce type à Palerme. De mari , Giulia n'en cherche pas, elle ne fréquente ni les café, ni les boîtes de nuit, Giulia préfère le silence feutré de la biblioteca communale, elle s'y rends chaque jour à l'heure du déjeuner, lorsqu'elle revient à l'atelier cet après midi là ; un silence inhabituel règne dans la salle principale, à son entrée , tous les regards se tournent vers Giulia, Cavamica lui dit, ta mère à appeler , il est arrivé quelques chose au Papa. Sarah, vit à Montréal, mère de famille, cadre supérieur, working gin, it girl, wonder woman, autant d'étiquettes, que les magazines féminins collent sur le dos des femmes qui lui ressemblent. Après le petit déjeuner,c'est une affaire qui roule, aussi vite, que la berline de Sarah pour déposer à l'école Simon et Ethan en primaire, Hammah au collège, Sarah prend la direction du Cabinet à huit heures vingt précisément elle gare sa voiture dans le parking devant le panneau portant son nom, Sarah Cohen, Johnson & Lockwood, cette plaque quelle contemple tout les matins avec fierté, désigne plus que l'emplacement de sa voiture, elle est un titre, un grade, sa place dans le monde, un accomplissement , le travail d'une vie, sa réussite, son territoire. Dans le hall le portier la salue, puis la standardiste, il n'y a pas grand monde, elle est souvent la première arrivée et la dernière partie, c'est à ce prix qu'on construit une carrière, le plafond elle la pulvérisé, fait explosé à grands coups d'heures supplémentaires, de weekend passé à son bureau , de nuits à préparer ses plaidoiries. Sarah avait aussi construit un mur parfaitement hermétique entre sa vie professionnelle et sa vie familiale. Lorsqu'elle se regardait dans le miroir , Sarah voyait une femme de quarante ans à qui tout avait réussi , elle avait trois beaux enfants, une maison bien tenu dans un quartier huppé, une carrière que beaucoup lui enviaient. Smita démêlent ses cheveux,ils lui descendent jusqu'à la taille,elle ne les a jamais coupés, c'est la tradition, ici les femmes gardent longtemps leur cheveux de naissance parfois toute leur vie, elle divise la chevelure en trois mèches, qu'elle entrelace d'une main experte pour en faire une tresse. Son mari est parti tôt, comme à son habitude dès le lever du jour, il est chasseur de rats comme son père avant lui, il travaille dans les champs des Jatts, c'est une tradition ancestrale, un savoir faire , l'art d'attraper les rats à mains nues , les rongeurs mangent les récoltes, et fragilisent le sol en y creusant des galeries. Aujourd'hui Smita emmène sa fille à l'école, son père à parler au Brahman, elle lui fait sur le front le bindi, le troisième œil, comme on l'appelle ici il retient l'énergie et augmente la concentration, elle tapote doucement le vernis du bout de son doigt avant de le fixer avec de la poudre, elle mange peut-être du rat , mais elle saura lire se dit elle tandis qu'elle lui prend la main et l'entraîne vers la grande route. Giulia n'a pas le cœur à la fête elle se rends au chevet de son père, il a eu un accident pendant sa tournée , pour une raison inexpliquée sa vespa à quitter la route.Sarah vient de tomber, dans la salle du tribunal au milieu d'une plaidoirie ,elle s'est d'abord interrompue le souffle court, puis s'est effondrée lorsqu'elle rouvre les yeux , un homme est penché sur elle, vêtu d'un uniforme de pompier; l'interne semble inquiet, sa tension est basse, et puis il y a cette pâleur; il lui suggère de se reposer, de prendre un congé, lever le pied, Sarah éclate de rire, on peut donc être médecin et avoir de l'humour : Lever le pied ? et comment? en vendant ces enfants sur E-Bay? en décidant qu'à partir de ce soir on ne mange plus, en annonçant à ces clients qu'elle fait grève au cabinet, elle gère des dossiers aux enjeux cruciaux, elle ne peut les déléguer. Sarah quitte l'hôpital contre l'avis de l'interne. Lalita est rentrée de l'école,muette, le regard dans le vide, Smita s'énerve parle, l'enfant se se recroqueville, Smita se mets à crier, furieuse, un doute terrible s'est emparée d'elle, elle entraîne l'enfant dans la cour, et la déshabille, Smita tressaille, en découvrant le dos de l'enfant, il est zébré de marques rouges, des traces de coups, la peau est fendu par endroit, qui t-a fait çà ? qui ta frappé?;le maître dit la petite fille en baissant les yeux, il voulait que je balaie la classe, j'ai dit non. Lalita ne s'est pas laisser faire, à cette pensée Smita se sent fière de sa fille; cette enfant de six ans à peine plus haute qu'un tabouret à regarder Brahame dans les yeux et lui à dit non. Voilà huit jours que le père de Giulia est hospitalisé , elle se rends à la bibliothèque pour faire la lecture à son père, elle va rencontrer un inconnu qui lui demande conseil pour lire en italien, il l' a trouble Kamalgt Singh tel est son nom de religion Sikh, il a quitté le Cachemire à l'âge de vingt ans, il a obtenu le statut de réfugié et une carte de résident permanent, il a trouvé un travail de nuit dans une coopérative fabricant de l'huile d'olives, ce jour là Giulia reviendra à l'atelier avec deux heurs de retard. Sarah, la bombe est lâchée , elle vient d'exploser là dans le cabinet de ce médecin, la taille d'une mandarine a t'il dit , Sarah à pourtant tout fait pour reculer cette échéance, ne pas s'avouer la douleur lancinante, la fatigue extrême, dans le taxi qui la ramène au cabinet, elle dresse un état des lieux de la situation, elle est une guerrière, elle va se battre. Partir, cette pensée s'est imposée à Smita comme une injonction du ciel, il faut quitter le village; ma femme divague pense Nagarajan elle à encore passé une nuit agitée ; Smita se fait pressante, ils doivent partir à la ville, on raconte que là-bas il y a des places réservées pour les Dalits dans les écoles, et les universités, des places pour les gens comme eux. Soit se dit alors Smita, si tu ne veux pas venir je partirai s'en toi. Lorsque Giulia rentre dans le bureau de son père pour trouver un papier que lui réclame l'hôpital, le troisième tiroir est fermé à clé Giulia s'en étonne après de brève recherche elle finit par trouver la clé le tiroir s'ouvre enfin, il renferme une liasse de papiers Giulia s'en saisit le sol, alors se dérobe sous ses pieds; quand elle annonce à sa mère et à ses sœurs que l'atelier est ruiné, Francesca s'est mise à pleurer, Adela n'a rien dit, la mamma passe des heures à pleurer, elle suggère à Giulia d'épouser Gino Battagliole un bon parti , amoureux de sa fille , il sauverait l'atelier, mais Giulia à un secret elle est amoureuse de Kamal et doit réfléchir à tout cela.Elle décide d'écrire une lettre de rupture à son amant, en lui expliquant la situation. C'est vers deux heurs du matin qu'un caillou est projeté à sa fenêtre, Kamal sa lettre à la main l'appelle, elle le rejoint, j'ai peut être la solution pour l'atelier , les hindous dans son pays donnent en offrandes leurs cheveux aux divinités, ils sont ensuite ramassés et sont vendu sur les marchés, il faut aller les chercher là bas, importer c'est la seule façon de sauver l'atelier. Smita elle part cette nuit , elle l'a décidée, elle s'agenouille devant le petit autel consacré à Wishnou et prie pour implorer sa protection.Après un dernier regard à la cahute, à cette vie qu'elle quitte sans regret , Smita prend la main glacée de sa fille et s'élance dans la campagne obscure.Deux heures qu'elles attendent le car. Smita et sa fille sont happées par la foule, enfin la gare de Vanarasi paraît lorsque le train s'arrêtera , en gare de Tivupati elles en descendront et gagneront la montagne sacrée pour rendre hommage à leur divinité. Elles retirent leurs sandales comme le veut la tradition en signe d'humilité pour entamer l'ascension des marches qui mènent aux portes du temple 3 600 marches, environ 15 kilomètres sa fille est fatiguée, elles ont peu dormi dans le train, Smita et Lalita ont rejoint la queue des pèlerins devant l'entrée du temple, un enfant s'avance et leur tends des laddas, ces pâtisseries rondes préparées à base de fruits secs et de lait concentré; elles sont préparé à l'intérieur du temple par des achatas , ces prêtres de pères en fils. A l'intérieur les plus riches déposent des vivres et des fleurs, des bijoux d'or, de pierres précieuses, les plus pauvres offrent le seul bien qu'il possèdent , leurs cheveux. Leur tour est venu, le barbier fait signe à Smita d'avancer, tandis que les mèches tombent une à une à ses pieds, Smita ferme les yeux et prie , son crâne est lisse comme un œuf, elle se sent soudain incroyablement légère, c'est au tour de Lalita, , le barbier jette un coup d’œil admiratif à la tresse de la fillette ils sont soyeux, épais . A la sortie du Kalianakata, la lumière les éblouit;elles paraissent plus jeunes ainsi , elles se tiennent par la main et se sourient, elles sont arrivées jusque là; le miracle s'est accompli, Smita le sait , Vishnou tiendra ses promesses. A Chenai ses cousins l'attendent, demain une nouvelle vie commence .Giulia revient chez elle la tête en feu Kamal dit vrai sur internet elle a vu que les cheveux indiens sont les meilleurs du monde , elle songe à Kamal et comprend soudain que cet homme, elle ne l'a pas rencontré par hasard, le ciel a entendu sa prière et l'a exaucée. Il est là le signe, le miracle qu'elle attendait.Sarah est là, devant la glace, elle regarde ses ongles abîmés, ses cheveux clairsemés; elle sent quelque chose vibrer , au plus profond d'elle même, elle ne vas pas disparaître, elle ne vas pas renoncer, une amazone voilà ce qu'elle est, une guerrière, une combattante. Sarah quitte la maison, c'est aujourd'hui, elle l'a décidée, elle passe la porte du salon, une femme élégante l'accueille, je vais vous montrer nos modèles, elle sort d'une boîte une perruque auburn synthétique précise t-'elle fabriquée au Japon puis une deuxième artificielle de haute qualité, grand confort enfin une troisième en cheveux humains précise t'-elle un produit rare et coûteux , des cheveux indiens, ils ont été traités, décolorées et teint en Italie en Sicile plus précisément puis fixés cheveux par cheveux 80 heures de travail pour 150000 cheveux environs, un produit rare, elle aide Sarah à positionner la perruque toujours d'avant en arrière; les cheveux n'opposent pas de résistances, ils se laissent dompter docilement, généreusement , ils épousent lentement l'ovale de son visage, ils s'abandonnent; Sarah les lisses, les caresses , les coiffent , Sarah contemple son reflet, ce qu'elle avait perdu ,il lui semble alors que cette chevelure le lui rend, sa force, sa dignité, sa volonté. En s'éloignant du salon Sarah pense à cette femme du bout du monde, en Inde , qui a donné ses cheveux, à ces ouvrières siciliennes qui les ont démêlés et traités, a celle qui les a assemblés. Elle se dit alors que l'univers travaille de concert à sa guérison. Elle songe à cette phrase du Talmud : " Celui qui sauve une vie sauve le monde entier." Elle est là pour longtemps encore. A cette pensée elle sourit. Je dédie mon travail à ces femmes, Liées par leurs cheveux, comme un grand filet d'âmes, à celles qui aiment, enfantent, espèrent, tombent et se relèvent, milles fois; qui ploient mais ne succombent pas. Je connais leurs combats, je partage leurs larmes et leurs joies. Chacune d'elles est un peu moi.
dimanche 22 octobre 2017
Joe Dassin Les débordements de la mélancolie de Alain-Guy Aknin
Samel, jeune homme, garçon coiffeur envisage de quitter Odessa et l'Ukraine pour l'Amérique, après des semaines d'une navigation où ont alterné les périodes de gros temps et les accalmies, le voici à New-York , Samuel qui ne parle pas le moindre mot anglais se présente avec une certaine appréhension devant les services d'immigration; lorsqu'on lui demande comment il s'appelle , il croit bien faire en déclarant qu'il est un Odassien avec un fort accent ukrainien , le fonctionnaire lui attribut le patronyme Dassin, voilà qui ne lui déplaît pas, comme il énergique et économe , il peut louer une échoppe et exercer son métier de coiffeur; c'est là qui fait la connaissance de Berthe Vogel jeune juive polonaise immigrée comme lui et qu'il épouse, fondant avec elle une famille où naîtront cinq garçons et deux filles, le 18 décembre 1911, Berthe donne le jour à Jules , Moise Dassin ils habitent Harlem où le gamin va grandir , il s'intéresse à la comédie, il monte quelques pièces, où il acquiert les rudiments de mise en scène, il épouse Béatrice Launer jeune violoniste, fille d'un juif autrichien immigré aux Etats Unis , elle a dix huit ans et lui vingt deux ; il rejoint l' ARTEF dont le nom signifie Atelier Théâtral des Travailleurs. Jules se met à écrire des sketchs pour l'émission radiophonique de la chanteuse Kate Smith, et il monte une adaptation du "Manteau " de Nikolaï Gogol si remarquable que le producteur Martin Gabel lui confie la mise en scène de son nouveau spectacle à Broadway. Les Dassin habitent maintenant North Bronson Avenue. Hollywood s'intéresse à lui et la RKO lui signe un contrat d'assistant réalisateur, pour ^poursuivre sa carrière, il s'installe à Los Angeles juste après la naissance à New York , le 5 novembre 1938 de Joseph Ira Dassin. Joseph, auquel on a vite attribué le classique diminutif de JOE,qui joue dans le jardin de la maison familiale , tandis que son père est engagé pour sept ans pour les studios M.G.N ; sa sœur Richelle surnommée Ricky née en 1940 va le blesser en jouant aux fléchettes au-dessus de l’œil gauche JOE souffrira d'un strabisme surtout à l'âge adulte.Le Sénateur Joseph MC Carthy à créer une commission sénatoriale des sympathies communiste et le nom de Jules Dassin apparaît sur la liste noire ,il va lui être impossible de travailler en Amérique aussi décide t-il de s'exiler pour la France avec femme et enfants. Jules s'affaire à la recherche de films, tandis que Béatrice de plus en plus souvent doit s'absenter pour les concerts où elle accompagne notamment le célèbre violoncelliste Pablo Cazals et le temps est arrivé pour Joe et sa sœur de faire connaissance avec la pension. Jules reçoit un prix au festival de Cannes sous le soleil de la Croisette il fait la connaissance de Melina Mercouri une actrice grecque, il est âgé de quarante quatre ans elle en à trente cinq et la rencontre aura des répercussions décisives sur leurs deux existences . Béatrice reconnaît qu'elle et son mari étaient devenus presque comme frère et sœur. Joe à maintenant dix sept ans et à obtenu son bac avec la mention bien, pour ses études supérieure il a choisi l'université du Michigan pour faire plaisir à ses parents il fait médecine , il constate qu'il doit disséquer un corps humain et ça le révulse et il tombe dans les pommes, il se tourne alors vers l’ethnologie ; cela lui plaît d'étudier les ressemblances et les différences entre les sociétés et les cultures; la France tout bien considéré est le pays où il préfère vivre, il explore Paris et sort avec des copains fréquentant le milieu du cinéma dont il fait un peu partie à travers son père pour les invitations qui arrivent il en choisit une de temps à autre et c'est là qui va rencontrer sa première femme Maryse Massiéra, jeune niçoise installée à Paris. Joe à vingt six ans et Maryse, toujours admirative de sa voix demande à son amie de pension Catherine Régnier, devenue secrétaire des disques Odéon, si elle peut l'aider à lui faire un cadeau original : un disque souple, gravé d'après une bande magnétique enregistrée lors d'une " soirée guitare"Quelques jours plus tard, Catherine lui révèle que plusieurs personnes ont entendu la bande , l'ont beaucoup appréciée , et qu'Odéon aimerait l'avoir sous contrat Au mois de décembre 1964 juste pour voir Joe enregistre son premier 45 tours, très peu de disquaire le commande. Mais le 9 mars 1967 Joe s'installe à bord de la 403 Peugeot prêté par sa mère Béa pour transporter tous les accessoires et instruments outre les musiciens , un autre homme escortera Joe le régisseur et administrateur de tournées Pierre Lumbraso sa collaboration durera jusqu'à son dernier souffle. Joe était très timide, c'était pour lui un effort énorme de monter sur scène, mais une fois qu'il y était , le plaisir de chanter était suffisamment grand pour oublié sa peur. La tournée terminé CBS publie son deuxième album "Les Deux Mondes"avec une double pochette où on le voit posé d'un côté devant le drapeau tricolore et de l'autre devant la bannière étoilé il y chante à la fois en français et en anglais. Joe et Maryse découvrent à fois le vedettariat et ses inconvénients largement composés par la satisfaction résultats de plusieurs années de labeur, toujours un peu sous tension , il fume beaucoup, boit du café en quantité jusqu’à dix tasses par jour et ne dédaigne pas le bon vin et l'alcool surmenant un organisme mal adapté à un tel régime et oubliant le souffle au cœur décelé lorsqu'il était étudiant, un médecin vas lui diagnostiqué un infarctus et prescrit un mois de repos total. Les jours passent et la forme physique revient et il retourne vers les studios et les scènes. Pour les galas Joe peut désormais s'offrir un véritable orchestre dirigé par Alain Hattat . En mai 1970 Joe reçoit le Grand Prix du disque de l’académie pour l'album "Champs Elysée ". On propose à Joe des galas à Tahiti et çà ne l’enthousiasme pas : c'est très loin , Maryse insiste lui expliquant que Tahiti est l'antichambre du paradis et il finit par accepter .A l'aéroport une foule l'attends, dansant le Tamouré pour le couvrir de baisers et de colliers de fleurs de tiaré et l'accompagne jusqu'à l'hôtel Maeva qui donne directement sur le lagon, face à une beauté féerique et à la gentillesse des Tahitiens , il achètera un petit morceau d'îles payé six cent milles francs somme considérable en 1970. Le 12 septembre 1973 Maryse mets au monde au bout de six mois de grossesse un petit garçon de neuf cent grammes nommé Joshua Dassin , mais au bout de cinq jour il s'envole pour le paradis, cette horrible épreuve va plonger Joe dans la mélancolie, il va faire la fête et boire beaucoup dans les discothèques avec son ami Carlos. Avec l'été indien le répertoire de Joe prends une tournure différente davantage orienté par des mélancolies sentimentales, plus graves, parfois plus intimes, la mort de Joshua à été un drame pour lui , elle l'a déstructuré mentalement et nous avons vu deux hommes différents. En 1976 tout bascule il quitte Maryse car il veut s'éclater, il prends de la coke, boit beaucoup d'alcool , il rencontre Christine Delvaux qui décide de tomber enceinte pour s'accaparer Joe elle sent le désir d'enfant chez lui ; Joe poursuit son chemin de vedette, mais dans des conditions différentes car il est devenu un autre homme , il épouse Christine le 14 janvier 1978 déjà bien enceinte, le 14 septembre 1978 naît Jonathan Dassin mais le bonheur n'est pas au rendez vous dans le couple , Joe avait maigri, il était triste, pour consolider le mariage Christine tombe de nouveau enceinte, Julien Dassin vient au monde le 22 mars 1980 et son papa lance une procédure de divorce pour quitter Christine, mais surtout obtenir la garde de ses fils, il ne vit plus, il ne dort plus, ne mange plus, à bout de forces et de nerfs uniquement préoccupé à récupérer Jonathan et Julien. Il obtiendra la garde de ses enfants et à tous ses proches il annonce son prochain départ à Tahiti, sa mère sera du voyage . Le 17 août ils arrivent à destination, Joe semble en bonne forme, puisqu'il manifeste le désir de déjeuner,lui qui avait perdu l’appétit, ils vont se servir au buffet une assiette de raie et des crudités, c'est une joyeuse tablée qui est réunit là, puis au milieu d'une phrase Joe s'affale sur sa chaise en murmurant " Merde qu'est ce qui m'arrive"étonné sa tête s'affaisse sur sa poitrine et la conversation cesse brutalement , l'ambulance arrive tardivement dit Béatrice sa maman, j'étais anéantis comme dans un état second et je n'ai pas eu le réflexe de dire "N'attendons pas les secours et portons le nous même à l'hôpital" quarante cinq minutes après l'arrêt du cœur mon fils est entré en salle de réanimation.Son père Jules Dassin dépose une requête au tribunal pour que son fils soit enterré à Los Angeles, mon fils était américains et à grandit à Los Angeles. Joe reposera dans sa terre natale le 28 août 1980 à Beth-Olam la partie sud-ouest réservée aux défunts de confession juive, sur North Gower Street en plein Hollywood , dans l'air brûlant du mois d'août californien s'élève la voix du Rabbin pour une dernière prière.
mercredi 6 septembre 2017
Le test de Stéphane Allix
Lorsque mon père est décédé à l'âge de quatre vingt cinq ans, j' ai placé quatre objets dans son cercueil : un long pinceau fin , un tube de peinture acrylique blanche, sa boussole, une édition de poche du Désert des Tartares de Dino Buzzati un de ses livre préférés; un petit mot glissé dans une enveloppe couleur écru. je n'en ai parlé à personne. Puis j'ai interrogé des médiums qui disent communiquer avec les morts. Découvriront-ils de quels objets il s'agit ? C'est le Test . Peut-on vraiment parler avec les morts? Des femmes et des hommes le prétendent, en on fait même profession. Alors qui sont-ils? L'objectif de ce test est de mettre à l'épreuve six médiums réputés pour leur sérieux, leur honnêteté et bien sûr leur compétences reconnues. Comment devient-on médium ? Lorsque on lui pose la question, Henry Vignaud évoque toujours son plus lointain souvenir, il a sept ans lorsqu'il voit pour la première fois un pendu dans l'une des pièces de la maison où il habite, une scène qu'il est le seul de la famille à voir, depuis sa sa chambre il aperçoit très distinctement la forme d'un homme, pendu à une corde; cette vision devient de plus en plus fréquente ses parents sont intrigués, ce n'est que longtemps après qu'ils auront la stupeur de découvrir que l'ancien propriétaire s'était pendu à l'endroit précis ou Henry le voyait. Avec les années, les phénomènes inexpliqués se multiplient, Henry voit des choses venir vers lui, apparaître dans sa chambre, il parle de volutes fumées, de matérialisations plus ou moins denses, de visages inconnus, malgré son âge Henry se dit qu'il s'agit d'esprits, de personnages qui viennent le voir, avec le recul, aujourd'hui il pense qu'ils apparaissaient à dessein , dans le but de favoriser son éveil à cette conscience là , alors que dans les premiers temps il arrivait que ses expériences lui fassent peur, il réalise que jamais il n'a le sentiment d'être agressé. A l'adolescence débutent ses expériences de sortir hors de son corps, les premières fois , il s'en souvient, il a la sensation que le bas de son corps se soulève, pas ses jambes , mais un autre corps; cela dure des mois et des mois, et puis un jour subitement le voilà qui se retrouve à quatre pattes à côtés de son lit, rien d'étonnant à cela , jusqu'à ce qu'il constate que son corps est toujours dans le lit, surprit il prends peur et se retrouve immédiatement dans son corps physique; des mois entiers sont nécessaires pour que lentement il se familiarise avec ses expériences, sans que ce soit d'ailleurs une volonté de sa part, il ne cherche pas à sortir de son corps, ses expériences se produisent, c'est tout, une voix mystérieuse lui murmure "viens " celle de son guide, ce qu'il comprendra que plus tard.Henry rentre en relation avec mon père qui lui montre du sable quel choc quand il me le dit cela correspond au livre du désert des tartares. Dominique, la grand mère de Dominique était ce qu'on appelle une dormeuse, une sorte de guérisseuse ou de voyante, que les gens consultaient à une époque ou la médecine coûtait cher; elle tombait alors en narcolepsie c'est de là que provient le terme de dormeuse et pendant cette étrange somnolence , elle magnétisait le vêtement, annonçait un diagnostic et donnait ses prescriptions.Mais curieusement personne ne lui à parlé de cette grand-mère partie avant sa naissance, et ce n'est que sur le tard que Dominique découvrira posséder ses dons; Dominique se souvient avec netteté de ces moments un peu étranges où la femme sur la photo descendait du cadre, venait embrasser Dominique, puis remontais dans son cadre; elle en parle à son père,on aurait dit que la terre s'était ouverte sous ses pieds, lui qui voulait que sa fille devienne avocate ou institutrice mais non , le don de la grand-mère était définitivement dans les gènes de la petite . Malgré tout Dominique deviendra médium, elle reçoit des flashs , des informations, des images,son activités de médium se mettra en place doucement .Lorsque Dominique communique avec mon père elle me dit voir pinceau,tube de couleur, livre je suis sous le choc.Christelle Dubois s'est installé en Bretagne, elle avait été accueilli à Toulouse avec le docteur Jean Jacques Charbonnier (médecin anesthésiste, spécialiste des expériences de mort imminente) pour entrer en contact avec des personnes dans le coma. Christelle est aide soignante, dès son plus jeune âge, elle avait des gens au pieds de son lit. A l'hôpital Christelle ressent les patients qu'ils soit vivants ou non elle sait ce qu'ils ont sans avoir consulté leur dossier. Christelle m'explique que ce n'est pas facile pour les défunts de descendre et de transmettre des messages ;mais malgré tout il lui envoie des images une boîte; quelque chose de long et fin .Pierre est un enfantde la DDASS, très tôt placé en famille d'acceuil, cet enfant est différent par son comportement et ses remarques "Il a bobo là ..."dit-il devant un parfait inconnu pointant don doigt une partie du corps du monsieur, étonnant quand on découvre par la suite que l'homme en question révèle un problème de santé à l'endroit désigné par le gamin, à ces intuitions fulgurantes s'ajoutent des visions. Pierre se souviens que lorsque des gens rendaient visite à ces parents adoptifs , ils voyaient une dame, un grand-père à leur suite mais s'apercevait que pendant la durée de leur présence personne ne leur adressait jamais la parole, et ça il ne le comprenais pas. Il va recevoir l'explication sur ce qu'il vit à l'adolescence , lors d'une rencontre avec un être de lumière; il y a une énorme différence entre l'âme d'un défunt et celle d'un être de lumière qui ne s'est pas incarné ; l 'être est d'un blanc étincelant qui paradoxalement n'éblouit pas Pierre qui est paralysé dans un état de stupeur indescriptible, incapable de bouger, il est quasiment en état de choc et à la fois confiant et apaisé, il n'acceptait pas cette vie, ce qu'il vit, il ne voulait pas être médium, ni posséder les outils, ce savoir, ces capacités, cet être de lumière est venu les réactiver ; Pierre explique qu'aujourd'hui que reconnaître ses capacités à été comme accepter une mission ; Pierre entre en relation avec mon père qu'il lui parle d'une enveloppe lui montre un mot qu'on a posé dans une enveloppe blanche plutôt blanc cassé , énorme c'est le mot que j'avais glissé dans une enveloppe .Loan à eu une enfance très particulière, son père est schizophrène , alcoolique ,violent ses parents se séparent très jeune Loan comprend que son père est quelqu'un d'extrêmement dangereux ,instinctivement elle perçoit les risques avant coureurs d'un accès de délire, une sorte de possession, elle sait qu'un autre être s'installe à l'intérieur du corps de son père, son regard change, ce n'est plus la même personne, il devient un démon vivant. Aujourd'hui elle n'a plus peur de la folie, elle connaît ses contours et son mode d'expression ; aussi ,devant un patient qui vient la voir en lui disant être possédé, ou entendre des voix, elle est sur un terrain familier et se sent outillée pour aller en chercher les causes, derrière cette image qu'elle dégage d'une jeune femme douce et délicate Loan est aussi une guerrière , lors de son expérience de mort imminente, elle à tout de suite été prise en charge par des êtres de lumière, elle était en apesanteur, autour d'elle se dressaient des silhouettes dans des tons bleues et violets, elle se sentait en sécurité et entouré de bienveillance, elles lui on demandés de redescendre , de revenir sur terre, elle a refusée, elle ne voulais pas revenir dans sa vie de souffrance,et ce n'est qu'après avoir trouvé un arrangement qu'elle à finalement accepter cette vie -ci ; cette expérience à radicalement transformé son existence ; l'au delà fait depuis intégralement partie de sa vie. Florence à toujours eu des flashs, des moments d'intuitions saisissants et aussi entendu des voix, Florence reste une enfant solitaire, à la puberté elle devient un garçon manqué, elle est de plus en plus mal à l'aise avec les autres et préfère se tenir à l'écart, à l'âge ou l'on se construit, elle à plutôt l'impression de se démolir, seule la danse qu'elle pratique beaucoup la maintient dans une forme de relation sociale; Florence vit constamment sur le fil du rasoir entre le monde matériel et cet univers spirituel au sein duquel elle sait que des choses existent, même si elle n'en comprend pas la nature. "Tu n'es pas folle", Florence, mais n'en parle pas , et vis avec en silence" finit-elle par se dire et c'est ce qu'elle vas faire. Après des années à refouler ses perceptions, elle divorce, elle ne se sent plus à sa place malgré une existence confortable, deux enfants, quelque choses se développe en elle, et un jour son guide va lui apparaître, elle deviendra médium elle aussi à quarante ans . Tous ces médiums que j'ai évoquer mon permis de faire une approche avec l'au-delà, le matériel existe peu d'ou la difficulté parfois de comprendre , il parle plus de lien affectifs , de souffrances du passé , d'actes manqués.
Inscription à :
Articles (Atom)






