jeudi 16 juin 2016
Terre courage de Djalla-Maria Longa
Nous sommes à Massat, au coeur de l'Ariège, de nombreux jeunes hippies ont choisi de s'installer dans ces hameaux du bout du monde, le relief, la rigueur du climat rende le quotidien particulièrement difficile . Ainsi, l'effarement fut total, quand ces gens si rudes , virent débarquer, au début des années soixante dix de jeunes contestataires, en rupture avec les villes rejetant toutes règles, et contraintes. Enfants d'une révolution lointaine Paris en mai 68, voire plus lointain pour certains mouvement hippies californien , ils refusaient les artifices citadins, mais ignoraient tout des lois les plus élémentaires de la nature; inconnu du pays, inconnus au pays au sein d'une nature puissante que tant d'autres avaient fuie , c'était beaucoup , beaucoup d'effort à fournir; incapable de se nourrir, ils volèrent les poules et les lapins des paysans, scandalisés les villageois commencèrent à les regarder de travers et à les mépriser tous , sans distinction ; puis les choses se sont calmé, mais certain villageois était encore sur leur garde , comme ce couple vivant à l'entrée du village, ils étaient aigris et méfiants , ils regardaient les cheveux longs avec mépris, un jour Janine dit à son mari " tu te rends compte; il vas louer les cabanes à des voleurs sans foi ni loi; " "Des peluts chez nous?" Bah cesse donc de t'énerver et attends de les connaître , pardi ! répondit prudemment le mari, ce sont des bons à rien à coup sûr !Des faiénants dont nos montagnes avorteront au premier grand froid ! Les cabanes étaient situés au dessus du village et l'on y accédait par un étroit chemin de terre. Au marché, sur la place on riait car contrairement aux prédictions de Janine, l'hiver n'avait pas fait fuir les nouveaux venus. Puis d'autres vinrent s'installer , Pierre un gersois qui acheta la ferme des Rieux, le vieux paysan qui lui à vendu est surpris , car le terrain est pentu et dangereux, il ne pourra rien travailler, si ce n'est à l'ancienne, mais tout heureux de voir revivre la maison de son enfance, le paysan ne cessa d'apporter son aide ,et partager ses secrets de bâtisseur ,il avait transmis au novice bon nombre de savoir faire indispensables à la vie à une ferme de montagne, comme battre la faux , observer le ciel, choisir le jour de fauche etc....Louis était heureux, il estimait Pierre "Ah se disait -il si tous les jeunes gens se ressemblaient nos terres ne seraient pas en friches. Une année , l'hiver fut plus rigoureux, un bon mètre recouvrait le sol,on en avait jusqu'au nombril, plus de chants d'oiseaux, seul quelques craquements sinistres de branches brisaient parfois le silence; Mila Dious! qu'allaient devenir nos vaches, coincées là haut par au moins deux mètres de neige? Les toits des granges tiendraient t-ils?Ils se saisirent de pelles, tracèrent un passage dans la neige qui montait jusqu'à la poitrine,la sueur dégoulinait de leur front mais ils allaient obstinés , sans la moindre plainte, soucieux de leur bétails, les dix derniers mètres furent les plus difficiles , les bâtisses méconnaissables étaient ensevelis sous la neige,ils furent rassurés par les sourds meuglements des bêtes qui rouspétaient. La vie reprenait peu à peu dans la vallée avec tout ces jeunes qui s'installent,ils sont une dizaine de familles,les jours de marché c'est folkorique , assis en rang d'oignons, sur un long banc de pierre attenant à la façade de l'église , les anciens fixaient tantôt médusés,tantôt gouialleur, les groupes de néo, cheveux virevoltants, habits multicolores, certains avaient une guitare, d'autres tenaient un étals d'artisanat ou de produits de leur jardin. Les années avaient passées et Josette âgée de quatre vingt dix huit ans, observait toujours ,une larme à l'oeil , la vallée de son enfance, elle pouvait être tranquille sa vallée était repeuplée. Mais il ne restait plus grand chose de l'ambiance des année soixante dix ; les témoins de cette époque n'était plus qu'une douzaine. Toute une nouvelle génération, pour qui l'idéal hippie n'avait que peu de sens.Des gens en quête de tranquillité et de nature les avaient remplacé pour acquérir quatre murs dans ces vallées du bout du monde. La guéguerre entre anciens et nouveaux est bien finie; ceux là même qui se battaient dans la cour de récréation,en se traitant de hippies crasseux ou de fachos . Je crois que nous avons appris à nous connaître, pardi! au tout début on était sur nos gardes, c'est normal les gens c'est comme les champignons, il y a de tout, des bons et des mauvais, nous étions méfiants, non prudents ! rectifie Janine, le dos voûté , appuyé sur son bâton.
jeudi 5 mai 2016
Courir ou mourir de Kilian Jornet
Kilian Jornet né en 1987 est un sportif professionnel espagnol, spécialiste de ski alpinisme , d'ultra- trail et de course en montagne. Ses parents vivaient dans un refuge à 2000 mètres d'altitude sur le versant nord de la Cerdagne, entre les sommets frontaliers de la France et d'Andorre, son terrain de jeu n'a jamais été une rue, ou une cour mais les bois de la Cap del Rec, les pistes de fond et les pentes de la Tossa Plana c'est là qu'il commence à découvrir le monde de la nature ; tous les soirs avant de se coucher, avec sa soeur, sa mère ils sortaient faire une promenade en pyjama dans le bois; sans lampe frontale, et ainsi peu à peu leurs yeux s'adaptaient à l'obscurité et leurs oreilles au silence , ils écoutaient vivre le bois et devinaient les mouvements du terrain sous leurs pieds. Dès l'âge de trois ans Kilian avait avec ses parents atteint le sommet de la Tossa Plana( 2916 mètres) de Pérafina (2752 mètres) le pla de la Muga(1186 mètres) et aussi le pic d'Aneto(3404 mètres) " J'ai gravi mon premier sommet de 4000 mètres à sept ans, le Breithorn (4164 mètres) en Suisse et nous avons fait la traversée des Pyrénées en quarante deux jours quand j'avais dix ans nous devions ma soeur et moi découvrir le chemin par nous même, en cherchant la signalétique, les informations, et comprendre pourquoi il passait par ici et non par là. C'est ainsi qu'à l'âge de dix huit ans, je choisis de m'entraîner aux ski de montagne, je vivais dans un studio de dix huit mètres carré dans la Grand hôtel de Font Romeu, j'étais en collocation avec un ami . Les enregistrements et analyses des courses des plus grands skieurs alpinistes de l'époque; les regarder avant de nous entraîner nous apportaient la motivation d'y aller à 200% et tenter d'imiter les virages de Stéphane Brosse où le planté de bâton de Guido Guicomelli ; notre vie tournait autour de la compétition , nous dormions et mangions juste ce qu'il fallait pour pouvoir nous entraîner pour pouvoir participer aux compétitions. Tout ce que nous gagnions bourses ou primes de compétitions servait à payer le loyer et à acheter du matériel plus performant ; on changeait régulièrement de magasins pour acheter nos chaussures de ski de honte de montrer que nous en étions à la quatrième paires en un mois. Ce sont des journées, de plaisir et de bon temps, de découverte de nouvelles vallées, de partage et d'entraînements avec les amis, mais il y avait aussi de mauvais jours durant lesquels il faut courir sous une pluie battante, dans le froid ou dans la boue lorsque le corps épuisé, supplie de pouvoir rester au lit. Ce sont aussi de nombreuses journées de solitude, répétitives, avec pour seule compagnie la musique de l'ipod et quelques chamois curieux de vous voir monter et descendre. Alors semaines après semaines, jour après jour je cherche de nouveau objectifs plus excitants pour satisfaire les exigences de mon corps .Les championnats et les coupes du monde et d'Europe, les championnats d'Espagne, des courses prestigieuses en hiver et en été. Dans ces moments là , il n'existe rien d'autre que la course; la course c'est la vie, et cette vie se termine au moment de franchir la ligne d'arrivée; l'après n'existe pas, mes jambes sont à bout de force, ma respiration se coupe à chaque pas, alors que j'essaie de minimiser chaque impact, je ne pense plus à rien, j'ai la tête vide, je continue juste à chercher les émotions que j'ai envie de ressentir à nouveau, et quand elles envahissent mon esprit, mes jambes s'accélèrent , elles s'emballent entre rochers et racines, mon coeur bat plus fort, il n'y a plus ni pieds, ni genoux à préserver, il n'y a plus de force à conserver, mon corps à atteint la limite supérieure de sa vitesse potentielle, et mon esprit la limite de sa concentration afin de m'épargner une chute à chaque pas . Finalement, malgré mes craintes, les tests étaient parfaits, avec des paramètres m'indiquant que je n'avais pas récupéré de la fatigue des dernières courses; c'est ainsi que sous les encouragements de l'équipe nous nous sommes lancé dans la traversée des Pyrénées, en empruntant ses vallées et ses sommets et en suivant la frontière Franco-Espagnole nous reliant de l'Atlantique à la Méditerranée. Pendant huit jours , étapes après étapes, les problèmes rencontrer les premiers jours de la grosse quantité de neige en altitude nous ont amenés à changer d'itinéraire plusieurs fois et à rallonger notre trajet , je souffre d'ampoules au talon, mes genoux commencent à tirer et mes muscles se fatiguent ,sans parler de mon coeur, mais une fois arrivé au village de Tor il me lâche, plus d'énergie, mon corps n'ai ni lourd ni léger, il est simplement vide, j'essaie de manger un peu, mais mon estomac se révolte, je n'ai pas la force d'ouvrir la bouche, ni celle de parler à environ cinq kilomètres de dénivelé se trouve l'Andorre, je connais le chemin, mes jambes me mènent droit aux sentiers et aux raccourcies tant de fois parcourus , je suis chez moi au bord du lac des Bouillouses , le lendemain me voici à nouveau en train de courir sous les parois du Canigou derrière moi le soleil darde ses derniers rayons entre les crêtes du Carlit, pour la première fois depuis que j'ai quitté l'Atlantique il y a sept jours, je vois à nouveau la mer. Se réveiller au refuge des Cortalets à 200 0 mètres au dessus de la mer est une véritable motivation, je me remets à courir en sachant que ce matin est le dernier, c'est un soulagement énorme après une longue descente en arrivant à Arles-sur-Tech je me sens prêt à affronter les cent derniers kilomètres qui me restent ;huit jours et trois heures après avoir quitter les eaux du Cap Higuer, mes pieds foulent le sable des plages deLlanca avant d'entrer dans l'eau salée de la Méditerranée. La pluie d'Eiva, la neige de Goriz, les fougères du pays Basques,Tor, Andorre la chaleur, le froid, les ampoules, la joie, la souffrance. J'aime sentir le goût du sang dans ma bouche lorsque je dispute un relais ou une course verticale en ski alpinisme tout comme j'aime la sensation de vide dans une course de longue distance. Chacune de ces expériences me fait découvrir une partie de moi. Il y a cette ascension et la descente du Kilimandjaro une de mes plus importante et pleine de souvenirs intenses, après un contrôle médical pour mesurer la saturation en oxygène de notre sang, notre fréquence de respiration et notre pouls pour vérifier que nous nous adaptons correctement et éviter le mal des montagnes, l'atmosphère est totalement différent de ce du reste du monde, c'est un peu comme un retour à nos origines, la nature impose ses lois et l'homme doit s'adapter pour y survivre, nous avons passé une semaine dans des campements pour nous acclimater ; l'agilité des porteurs qui slaloment entre les blocs de roche volcaniques et d'énormes racines, avec des sacs d'environ 20 kg en équilibre sur la tête est ahurissante depuis les premiers jours je me suis bien adapter , je n'ai jamais eu mal à la tête,et j'ai pu courir facilement en 4000 et 5700 mètres d'altitude, il semble que mon corps réagisse bien au manque d'oxygène. Je suis resté bouche bée devant l'ombre du Kilimandjaro que projetait le soleil à 4000 mètres sous mes pieds l'ombre dessine un triangle parfait assombrissant le voile d'or brillant qui auréole la montagne, nous avons l'impression de survoler le continent africain ;où que nos yeux se posent, il n 'y avait que le ciel. Le jour de la course je me lance à fond sur le chemin rocailleux devant moi se dresse la paroi imposante du Kilimandjaro 200 mètres de roche verticales , d'où dévalent quelques rares glaciers, de là j'ai de nouveau l'impression qu'il m'est impossible d'atteindre le sommet en trois heures et quelques, car jusqu'au bout je dois me remettre en question, impossible de me concentrer sur mon corps, ni sur le rythme , ni sur le paysage alentour, je veux juste m'extraire de ce vide, mais je ne peux pas m'arrêter, j'ai l'impression d'avancer lentement ,mes jambes sont lourdes et molles, on dirait qu'elles pèsent 100 kg chacune, puis je me remets à trottiner doucement, le terrain est moins pentu ce qui me permets de récupérer et de me libérer du poids qui alourdissaient mes jambes,je m'arrête quelques minutes au sommet , j'en profite pour contempler encore une fois la vue époustouflante , je me prépare à descendre sans m'arrêter jusqu'à 4500 mètres plus bas , mes jambes sont légères et mes pieds se posent exactement là où mon cerveau l'ordonne , il n'est même plus question de courir, je m'apprête à voler, je saute entre les gros rochers, je vais vite et en un peu plus d'un quart d'heure, j'ai parcouru 1000 mètres de dénivelé négatif, les pierres, les murs, le sable et les plantes défilent sous mes semelles, j'accélère de toutes mes forces, j'allonge la foulée, mes pieds touchent à peine le sol, je regarde ma montre 7h 14 j'y suis , un dernier effort , des gens crient, j'aperçois la ligne signalant la fin de la course je ressens une émotion immense. "Sommes nous fait de chair et d'os ou bien fait de sentiments et d'émotions? Qu'est ce que la vraie vie ? Celle de notre corps ou de notre esprit, parfois je pense que nous avons des vies parallèles qui s'alimentent naturellement. Le bonheur est le but de tout être humain et il l'atteint à travers son ressenti : de petits plaisirs, de grandes conquêtes,des émotions fortes, des amours et du dépassement de soi , qu'il se traduise dans son corps, dans son imagination, ou qu'il soit redéfini par sa mémoire.
lundi 29 février 2016
Mon enfance sauvage de Djalla-Maria Longa
Lala est le diminutif de mon prénom, je m'appelle Djalla-Maria, enfant j'étais un vrai garçon manqué, les cheveux coupés court, et une voix imposante et grave qui étonnait tout le monde, je ne jouais ni à la poupée, ni à la dînette , on me retrouvais toujours en compagnie des garçons où perchée sur un arbre, à me balancer comme un singe à plus de dix mètres de hauteur, j'aimais prendre des risques, mais je passais aussi beaucoup de temps à réfléchir; déjà du haut de mes huit ans, je me demandais pourquoi nous vivions pas comme les autres. Nous sommes une famille de huit enfants, mes parents surtout ma mère Barbara est contre tout produits de consommation c'est sa philosophie de vie il n'y a ni eau courante,ni salle de bain, ni toilettes chez nous, mon père Patrice est un agriculteur ,ils ont acheter la maison des Figuets, la plupart des gens ne comprenaient pas la démarche du couple et pointaient plus particulièrement Barbara du doigt elle qui s'autorisait parfois un petit joint ils vivent de leurs produits poules, lapins, légumes du jardin, nous n'allions pas à l'école c'est mon père qui faisait les cours.J'avais tendance à parler tellement fort qu'on pouvait m'entendre à cent mètres , mes proches me disaient Lala arête de hurler! en fait j'étais sourde mais je ne le savais pas, le spécialiste qui m'a vu un jour me confirma que j'étais sourde à cent pour cent de l'oreille gauche, la droite fonctionnait parfaitement. J'étais maintenant presque une jeune femme, la voix soprano de ma mère me fit sursauter " Tiens Djalla voilà quinze draps supplémentaire à laver ! me lança t'elle " J'en ai mare de passer mes journées à laver le linge de toute la famille, je sentis la colère monter en moi, c'en était trop, d'un coup je jette la brosse de toute mes forces et ne peux pas me retenir " Merde, merde , merde j'arrête tout . A partir de ce jour l'envie de quitter ma famille pour aller travailler en bas dans la vallée ne me quitte plus, je pris donc la décision de chercher du travail, mes parents voyant ma ma détermination prirent conscience et souhaitant mon bonheur demandèrent au boulanger de me prendre comme apprentie, j'étais ravie, j'allais aussi aller une semaine au collège , je fus surprise de voir autant de jeunes devant le CFA ; on me demanda d'où je venais de Massat, la classe entière éclata de rire et chacun y alla de sa moquerie , mais c'est le village où les plantes vertes poussent sur les toits! non ? il paraît qu'on fume des joints dès le berceau là bas !Ah oui c'est le fameux village hippies ? Puis le métier de boulanger ne me faisait plus rêver je décidais donc d'arrêter et de passer le Bafa ,ce ne fus pas facile car j'avais des lacunes scolaires , mais je le réussis et j'obtins ma formation dans les Alpes , à partir de ce moment ma vie vas changer le goût des voyages me prit et je partit après la saison avec un collègue à Caracas une semaine non stop à travers le Venezuela, la Colombie, où l'armée nous fouillait à tout bout de champ j'avais quitter l'Ariège pour une folle aventure mais je découvrais des paysages magnifiques, tantôt désertiques, tantôt exubérants de végétation amazonienne, c'est là que je rencontre mon mari Sébastien la vie nous a donné trois magnifiques trésors Sébastien a fini par adopter l'Ariège, après avoir occupés plusieurs postes à responsabilités dans l'animation, j'ai finalement décidé de consacrer plus de temps à nos enfants et à ma passion de l'écriture; nous avons également créer une petite affaire de location de VTT.
lundi 1 février 2016
Mémoires de Jean Gauthier
J'ai maintenant quatre vingt huit ans , âge auquel la mémoire , n'est pas au mieux de sa forme , si dans mon récit se glissent quelques inexactitudes chronologiques , elles ne concernent certainement que des
événements secondaires , tant je souviens bien des principaux. Mes parents se marièrent en 1916, durant la guerre,au cours d'une courte permission de mon père, mais moi j'attendis le 5 août 1920 pour naître. Mes grands parents paternels tenaient une petite épicerie à Estissac à vingt kilomètres de Troyes, c'est eux qui m'élevèrent; car mes parents tenaient une boucherie à Troyes et ils avaient énormément de travail .Je travaillais très bien à l'école, le directeur, Monsieur Cavalier vint trouver mes parents pour leur conseiller de transférer leur génie de fils au lycée, sans cette intervention, peut être aurais je fais des études de boucherie, je rêvais déjà de faire des études de médecine et plus précisément de chirurgie . Mes parents ont toujours favorisés mes activités et mes fréquentations religieuses évidement baptême, première communion, confirmation , mais aussi catéchisme de persévérance, adhésion à une troupe de scoute catholique,et même vacances chez un curé de campagne ; Monsieur l'abbé Florentin, curé de Merrey sur Arce, curé intellectuel, très cultivé, recevait des enfants de la haute société parisienne pour essayer de leur inculquer le latin et pour améliorer leur français; chez lui je fis la connaissance du fils du consul de France à Lausanne et les deux fils de l'Ambassadeur de France au Japon qui devinrent pour moi de très bons amis au point d'être invité plusieurs fois à la table de l'Ambassadeur à Paris, il me fallut apprendre entre autre bonnes manières, à peler les fruits avec fourchettes et couteaux . Dés ma plus tendre enfance, j'avais déclaré que je serai médecin,j'étais fasciné par ce Monsieur bien habillé qui , périodiquement lors de ma rougeole ou de ma varicelle ou d'un simple rhume, venait me redonner la santé. Plus tard lorsque j'appris qu'il existait des médecins qui enlevaient le mal avec des petits couteaux et des petites pinces, j'affinais mon orientation " je serai chirurgien" . Je vais donc maintenant évoquer mon ascension jusqu'à ce noble métier et les obstacles que je dus surmonter à cause en particulier , de l'époque à laquelle elle se situait. Les études de médecine devaient en ce temps là être précédées par un certificat de physique, de chimie, de biologie( PCB) dont la préparation demandait un an à la facultés des sciences à Paris elle avait lieu rue Cuvier près des jardins des plantes; je réussi mon examen, me voici donc le pied à l'étrier pour poursuivre les études de médecine, mais la guerre fut déclarée, et je dus m'inscrire à Dijon, je fus reçu en deuxième année, et dut m'inscrire à la fac de Lyon ;je trouvais deux internes l'un "médical" et l'autre "chirurgical" s'installe alors le rythme de mon emploi du temps, matinée à l'hôpital, après midi à la fac, deux conférences d'externat par semaine. Je fus reçu vingtième sur deux cent candidats admis en troisième année de médecine externe des hôpitaux de Lyon je fis la connaissance de ma femme élève infirmière qui me donnera deux enfants. J'obtins ma qualification de chirurgie "ancien interne des hôpitaux de la région parisienne" associés au Docteur Goreki dans la ville de Troye à proximité de ma famille, mais malheureusement une condition que je ne pouvais accepter , mon patron voulait exiger par contrat que nous rompions l'association dans le cas ou sa fille épouserait un chirurgien. Je me suis mis en quête d'annonce, j'épluchait tout ce qui pourrait être intéressant ; je tombais sur une annonce ainsi libellée" Petite ville industrielle du Sud Ouest cherche chirurgien" je me rendis sur place, il s'agissait d'une petite ville d'Ariège, située au pied de la montagne pyrénéenne, où toute la journée bruissaient des métiers à tisser, la région me plaisait, me voici donc à Lavelanet, je pris connaissance des locaux dont je pourrai disposer à l'hôpital, ils comprenaient une vingtaine de lits, dont cinq en " clinique ouverte". Ma clientèle devenaient de plus en plus importante, je drainais alors une grande partie de la clientèle de la haute Ariège et donc la nécessité d'avoir de locaux suffisants et adaptés pour satisfaire , je travaillais de plus en plus de jour et de nuit, lorsque se présenta une circonstance heureuse, le docteur Dhomps décida d'abandonner la médecine générale et de passer le diplôme d'anesthésiste réanimateur pour devenir mon anesthésiste particulier. Et voici donc mon activité encore suractivée, pour mieux la satisfaire, je suggérai à la municipalité et à la préfecture d'agrandir l'hôpital et de mieux en répartir les lits; jusqu'au jour où il me fut répondu " Faîtes plutôt une clinique" mais je n'avais pas les moyens de la réalisée . Je compris bien vite, qu'il me faudrait littéralement quêter , quêter auprès de ma famille , quêter auprès de mes amis , quêter aussi auprès des industriels de la région . Je décidai de faire deux sociétés, une société civile immobilière pour la construction dans laquelle je ne serai pas gérant majoritaire , et une autre société à capital moins importante dont je serai gérant majoritaire . C'est ainsi que naquirent la C.E.S.P.O ( Construction d'un établissement de soins du pays d'olmes ) au capital de 16 millions de Francs et la Soulano société d'exploitation au capital de 6 millions de francs . En novembre 1953 eut lieu l'inauguration de la clinique sa marraine fut une institutrice connue de la région pour ses travaux en langue occitanes, son mari directeur d'école et préhistorien chevronné, c'est lui qui m'a initié et guidé mes pas pour la visite des grottes des environs il s'agissait de Monsieur et Madame Tricoire, c'est elle qui choisit de l'appeler La Soulano en raison de son exceptionnelle exposition, sise sue le soula du Plantaurel, au fil des années elle fut agrandit ,si bien que quatre ans après son inauguration des vingts lits initiaux, leur nombre avait été porté à cent quatre répartie sur trois étages. La Soulano était la seule clinique du seul département, elle intéressait les pouvoirs publics, à tel point que nous eûmes un jour la visite d'un Ministre de la Santé Mme Michèle Barzach. De la dizaine d'employés du début nous atteignirent progressivement cent dix , j'étais évidement obligés de déléguer une partie de mes activités de direction, de gestion à deux jeunes femmes sur lesquelles je pus reporter toute ma confiance. J'acquis une propriété à Mirepoix nommée le Domaine de Bize , je venais de divorcer de ma première femme, en juillet 1960 j'épousais ma deuxième femme une jeune radiologue, mais elle se tua en voiture en 1966. Neuf ans plus tard , je me mariai avec Suzanne Baron divorcée et mère de deux garçons elle travaillait à la clinique dans le service rapport avec les malades et le corps médical. Mon association avec le docteur Bocage fonctionnait correctement et se posa bientôt la nécessité d'un troisième associé en février 1977 le Docteur Faizon ancien interne des hôpitaux de Nice. Donc le Docteur Bocage se voua à l'orthopédie, le Docteur Faizon à la chirurgie digestive et moi je me réservai les autres spécialités chirurgie, gynécologie urinaire, et vasculaire. Nous laissons maintenant fonctionner la clinique avec ses trois chirurgiens, ses deux gynécologues obstrètriciens , ses trois anesthésistes, ses deux radiologues, son ophtalmologiste, son otorhino ,ses quelques spécialistes médicaux et deux kinésithérapeutes . Les années passèrent , et à 65 ans et trois mois en octobre 1985 je pris ma retraite de chirurgien et trois plus tard celle de PDG de la clinique après l'avoir vendu à mes confrères successeurs.
mercredi 30 décembre 2015
Pandemia de Franck Thilliez
Ce thriller français nous entraîne dans une histoire policière et scientifique. La mort d'oiseaux migrateurs est le commencement d'une enquête biologique. Amandine Guérin travaille dans un laboratoire sécurisé, la microbiologiste manipulait des salmonelles,des staphylocoques , des listéria , que l'on sortait des congélateurs à 80°C , lorsque l'on frappa avec vigueur sur la paroi , c'était le chef du groupement d'intervention microbiologiste, on à une alerte sanitaire , tu peux te mettre en route dans une demi heure , j'ai reçu un appel de la préfecture du Nord , tu fonce à la réserve ornithologique du Marquenterre , en baie de Somme. La biologiste retrouva son collègue, Johan Dutreille sur le parking bondée de l'Institut Pasteur, à Paris, ils prirent la route au volant de la kangoo de Johan, dans le coffre se trouvait déjà tout le matériel nécessaire à leur intervention; 3 cadavres de cygnes sauvages avaient été découverts dans la réserve du parc; ils arrivèrent deux heures plus tard sur les lieux, les cygnes avaient été récupérés par les pompiers qui les avaient enfermés dans des housses blanches, elle même confinées dans des emballages biologiques, les volatiles seraient autopsiés dans un environnement sécurisés, on ne plaisantait pas en cas de soupçon de virus de grippe aviaire. Les deux biologistes enfilèrent leurs tenues de protection, gants, combinaisons, masques ; en complément des services vétérinaire, nous allons prélever des échantillons d'eau de boue, de sédiments, là ou se trouvent les fèces des cygnes morts , le virus s'est s'en doute dilués dans des millions de litres d'eau, on va remplir le jerrycan , aspirer l'eau , piégé les micro-organismes avec des filtres spéciaux. A Meudon , au sud de Paris , une enquête policière commence sur la découverte d'un homme et de son chien retrouvés assassinés dans une forêt , les blessures sont suspectes. Dans la salle de réunion , les regards se croisent inquiets, le virus est inconnu, pas de parade possible de système immunitaire et surtout pas de vaccin; des équipes sont en train de le séquencer afin de connaitre son vrai visage ; mais pour l'instant rien. Les choses vont se compliqués lorsque on apprend qu'un homme est contaminé ; Jean Paul Bussier avait été prévenu que deux microbiologistes allait passer le voir, il fut surprit et apeuré par les tenues lorsqu'il ouvrit et les vit avec leurs masques l'homme en pyjama était mal en point , yeux injectés de sang , profonds, cernés noirs, traits marqués ; ils le questionnèrent sur les lieux où il s'était rendu. Dans la police aussi quelques employés avaient été en arrêt maladie pour un état grippal, le virus se propageait à grande vitesse. Les policiers Sarko et Nicolas et leurs collègues vont se retrouver face à une ancienne enquête dont l'énigme n'avait pas été résolue il s'agissait d'un homme habillé en noir devant une clinique de Madrid le cliché était flou datant des années 80. Josh Savage, né en 1950 à Prestoria brillant médecin spécialisé en cardiologie , un individu soupçonner de s' être livré à de terribles expérimentations , d'avoir assassinés et empoisonnés des milliers de noirs. Il faut savoir que toutes les grandes nations ont développées leur programme d'armement biologique ; celui de l'Afrique du Sud à été instauré à l'origine pour lutter contre les guerres civiles qui risquaient de provoquer l’effondrement du pays. Prés de Mount Dawin il aurait exister un centre de détention secret où l'on administrait à des cobayes différents agents biologiques mortels et Josh Savage y aurait participé , c'était il y a plus de trente ans, il a été protégé un certain temps par les services secrets africains, avec tout ce qu'il savait.Les policiers vont découvrir après une filature un laboratoire clandestin dans des anciens bâtiments des frigos de Paris des rats conditionnés dans des cages sûrement infectés de puces qui pourraient après analyses développer le virus de la peste . ils ont vu un homme s'enfuir avec des sacs qui portait un masque en forme de bec d'oiseau, on l'avait déjà signalé dans les égouts et on avaient retrouvé des cadavres avec des pustules . Dans les pays industrialisés la peste est une maladie du passé . Nicolas tendit des dessins qui avaient imprimés sur internet à Sarko, un individu en costume effrayant , ganté , tenant une baguette en bois fourchue, dans la main un masque en forme de bec d'oiseau lui couvrant le visage, on les appelaient les "médecins bec" ils œuvraient principalement durant la grande épidémie de peste noire au XIV siècle ;leurs baguettes servaient à toucher les pestiférés , le nez de leur masques était bourrés d'éponges imprégnés d'épices et d'herbes aromatiques , menthe,vinaigre, thym ...c'était pour éloigner les odeurs ,on pensait à l'époque que les microbes volaient dans l'air avec les miasmes, mais en réalités la peste noire s'est propagée par les rats qui portaient les puces qui transmettaient la maladie en piquant les humains. Il y avaient urgence de retrouver ces deux individus l'homme oiseau et l'homme en noir , la liste d'oiseaux retrouvés morts s'allongeait , les journalistes commençaient à s'interroger sur la façon dont la grippe était passé de l'oiseau à l'humain. Les policiers réussirent à localiser l'homme oiseau il se rendait à une fête costumé rue de Rivoli, c'était l'une des plus grandes boîte de nuit parisienne, les deux policiers remontèrent la queue en dévisageant chaque personne, ils montrèrent la carte au physionomiste de l'entrée , Police criminelle 36 , un type avec un masque vénitien en forme d'oiseau vous avez vu? Il est entré il y a cinq minutes, à partir de maintenant vous ne laisser entrer ni sortir personnes , vous fermez les portes! Les deux policiers rentrèrent dans la boîte , les flash , les bourdonnements, la foule les assaillirent ,ils l'aperçurent penché au bord de la rambarde du deuxième étage, ils se mirent à fendre la foule en criant dans l'escalier, l'homme oiseau écarta les mains, deux sacs transparents retournés, des milliers de particules noires qui se répandaient dans l'air comme de la poussière de charbon qui tombèrent dans le souffle des ventilateurs, sur la tête et les épaules des fêtards, puis l'homme oiseau grimpa debout sur la rambarde écarta ses bras , pris son envol et s'écrasa dix mètres plus bas. Une autre équipe de policiers localisa l'homme en noir au Brésil dans une résidence ultra sécurisée; Josh Savage n'était pas le seul homme en noir; ils sont plusieurs toute la résidence Tambo O leur appartient ils étaient tout un réseau de scientifiques pour commettre les pires crimes, ils se suicidèrent les uns après les autres à l’assaut des policiers qui découvrirent des fioles, des tubes essais ,des tas de produits comme des poisons, des venins de serpents, de scorpions, de grenouilles, de grosses machines complexes ,de moniteurs en tout genre et une multitudes d'instruments de chirurgie , des parois translucides reliés à des appareils contrôlés par des sondes de températures, à l'intérieur des organes et des tissus branchés à des capteurs et des aiguilles reliées à des tuyaux , des cœurs, des reins, des foies ,des morceau de peau, des tendons, des os par dizaines.Ils ont trouvés la technique pour conserver des organes vivants; ils les stockent ici comme des pièces détachés prête à l'usage. Ce qui découvrirent dans l'autre pièce était encore plus atroce , des corps nus et rasés d'adultes plutôt âgés flottaient dans de grands aquariums verticaux piégés dans de l'azote liquide à moins de 180°, un véritable musée morbides d'êtres qui n'étaient peut être ni vivants ni morts, le flic savait qu'on les avaient cryogénisés, il avait vu ces horreurs lors d'une enquête précédente,la sciences de la conservation des corps avait été importé de Russie, peut être par des scientifiques, des chercheurs qui comme Savage étaient passés à travers les mailles du filet.
jeudi 22 octobre 2015
Madame de Néandertal journal intime de Pascale Leroy et Marylene Patou-Mathis
La Grande Néandertalienne délurée et glamour, porte des peaux de bêtes et cueille des racines. Elle tient aussi un journal, où elle conte avec mordant son quotidien . Un jour sa petite tribu tombe nez à nez avec une étrange créature, un Homo Sapiens ! Et il n'est pas tout seul ... Une rencontre historique pour nos ancêtres! De mémoire de mammouth on n'avait jamais vu ça. Cette nuit six gamins malades comme des bêtes, c'est la troisième fois depuis la nouvelle lune, ils auront grignotés des plantes crues qui leur ont détraqué l'estomac, nous venons d'arriver dans notre grotte d'hiver et n'avons pas beaucoup de réserves, celles de tubercules et de racines est presque vide ; nous sommes donc partie chercher au pied d'une petite colline où serpente une rivière bordée de bouleaux et de saules nains, nous n'avions qu'a nous pencher pour cueillir des baies, et des graminées, ça ne pèse pas lourd et nos besaces en intestin de bison sont largement assez grandes , un peu plus loin nous avons repérer les plantes à tubercules savoureuses que nous cherchions. C'est sur le chemin du retour, que l'on a entendu un grognement d'animal venant d'un bosquet de genévriers, un son bref et répété que je ne reconnaissais pas , coucou qui est là à zozoter un enfant pendu à la tunique de sa mère, soudain le bosquet s'est mis à remuer, le râle à s'accélérer et comme une branche qui se déploie d'un coup, quelque chose s'est déplié sous nos yeux, Blanche à hurlée comme une démente, comment décrire ce qui se dressait devant nous? un genre de monstre, une espèce d'animal perché sur d'immenses pattes plutôt fluettes, terminés par des pieds assortis , une bête à nous manger la viande sur la tête qui nous regardait avec ses petits yeux perçants, elle nous toisait sans broncher, l'air étonnée mais pas inquiète; moi je ne pouvais pas quitter la créature des yeux; quelle drôle d'allure! Elle ne ressemble à rien, si grande et si fine, mais puissante, impressionnante, droite sur ses deux pattes arrières, j'ai remarqué que sa tête est aussi ronde derrière qu'elle est plate devant, nous l'avons suivi des yeux un moment pour être sur qu'elle ne reviendrait pas et nous avons ramassés notre fourbis pour rentrer.Les hommes sont revenus de la réserve de pierres, ils avaient bien travaillés et en plus des outils taillés sur place, ils rapportaient des rognons de silex et quelques galets qui feraient de bons percuteurs. Le lendemain nous cueillions pas très loin de la grotte nous étions un petit groupe de huit complètement absorbés par nos recherche, et là en me retournant, j'ai vu non pas un mais plusieurs Zigues armes à la main qui nous surveillaient, tous aussi sales, avec leur sourire figé;ils sont partie en courant sur leur grandes pattes. De jour en jour nous savons que les Zigues ne sont pas loin, ils tuent des loups mais les font atrocement souffrir ce que nous Neandertal ne faisons pas, nous laissons les ours dans leurs grottes , mais les Zigues s'approchent de plus en plus vers nos territoires , nous décidons d'aller à leur rencontre; à notre approche les Zigues ont levés la tête et ont cessé leur activités pour nous regardés comme si nous étions des animaux sauvages, nous leur avons offert de la viande et des pendeloques ce qui leur à bien plut . J'étais attirés par un grand Zigue qui me plaisait il nous invita à nous asseoir prés du grand feu il parlait s'en élever le ton,d'une belle voix grave, un peu rauque et les autre l'écoutaient avec un respect mêlé de crainte, avec la nuit qui venait les Zigues paraissaient de plus en plus noirs. Sortant de la grotte tout excité l'un des notre est arrivé, en nous disant , c'est plein d'ours, de rhinocéros laineux, de chevaux et de lions des cavernes là dedans! Des bêtes à l'intérieur quelle horreur! ça ne m'étonne qu'à moitié ces Zigues sont assez dégoûtants ;nous sommes allés voir notre étonnement à fait sourire les Zigues pour nous montrer leur supériorités ils sont allés les caresser! Les animaux n'ont pas eu la moindre réaction, je les ai touché à mon tour ce n'est pas leur fourrure épaisse que j'ai sentie mais la rugosité de la paroi, ça m'a fait un drôle d'effet Puis nous avons souper, les Zigues nous ont donné à mangé de la viande et nous sommes écœurés car c'était de la viande de cheval. Puis nous sommes allés nous coucher, en pleine nuit je me suis réveillée , vivement secouée, une grande main s'est placé sur ma bouche, c'était le Zigue qui me plaisait bien, il m'a emmenée au fond de la grotte il m'a renversée sur une couche en fourrure et m' a besogné. Le lendemain qu'elle à été ma surprise j'avais copulé sur notre ours des cavernes ils avaient tué notre ours, nous ne pourrons jamais nous entendre, ils bousculent les vieux, ils enferment les estropiés, ils font des armes avec des bois de rennes ils bouffent du cheval, ils massacrent les loups, ils se battent comme des bêtes sauvages. Nous décidons de partir d'aller chercher les autres qui nous attendent et fuir les Zigues,changer de territoire . Sous prétexte d'une dernière vérification, je suis retournée dans la grotte, j'ai filé dans l'atelier et pris la pierre creuse dans laquelle j'avais caché de la poudre d'hématite; j'ai regagné l'entrée et je me suis mise bien droite devant la paroi sur laquelle j'ai posé ma main puis j'ai porté la pierre à hauteur de ma bouche et j'ai soufflé sur l'hématite qui est venue se déposer sur la paroi humide et sur le dos de ma main. J'ai soufflé encore, de minuscules grains de poudre rouge sont venus me chatouiller le nez, j'ai éternué et toussé, soulevant encore plus d'hématite. J'ai attendu un peu et quand j'ai retiré ma main une partie d'elle est rester sur la paroi. Drôle d'impression d'avoir soudain trois mains, dont une qui ne m'appartenait plus tout à fait. Mais c'était beau et j'avais du mal à la quitter des yeux. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Au lieu de rejoindre les miens, j'ai posé la pierre par terre et craché dedans avant d'y plonger la paume de ma main. Elle est ressortie toute colorée, je l'ai secouée, je l'ai replongée encore avant de l'appuyer contre la paroi comme si je voulais qu'elle s'y enfonce. Lorsque enfin je me suis écartée, une main rouge touchait à présent la main couleur de paroi . Deux mains sans personnes au bout, mais qui ont l'air de vraies mains. Deux mains qui montrent que nous sommes passés par là, qui accueilleront d'autres clans en leur faisant signe, et qui j'espère, les protégeront.
vendredi 4 septembre 2015
Tuez les tous de Serge Raffy
Gulia est une archéologue d'origine italienne, elle participe avec son ami Anna une historienne allemande à des fouilles dans la crypte de la basilique de Toulouse, le chef du projet Franck Bailby un universitaire franco américain, tous les trois ont la même passion revisiter la légende des cathares et reconstituer la mémoire de ce peuple du Sud. Cela va les entraîner dans diverses et incroyables situations,ils vont découvrir que dans la région il y a des hommes qui protègent et même veulent venger les persécutés. Ce triller nous emmène à Montségur "La citadelle du vertige" puis à Moissac pour se rendre à l'abbaye Saint Pierre en quête de la sépulture de Raymond VI, conte de Toulouse, grand protecteur des hérétiques, excommunié par Rome, dont les ossements n'ont jamais été retrouvés. Les deux jeunes femmes vont trouver un parchemin sur lequel est inscrit " L'âme de notre seigneur est désormais à l'abri des bourreaux.De là où il repose, il voit la plaine éternelle de son domaine ici bas et son fleuve bien aimé. Sainte Rose de Viterbe veille sur lui de toute sa foi. Si Dieu le veut, un jour,le monde lui rendra la lumière. Toulouse ,7 octobre 1307."
Et cette année là , les chevaliers de l'ordre de Saint Jean, gardien de la sépulture du comte, se sentent menacés . Les ordres militaires, comme les Templiers, commencent à être pourchassés par Rome. Surtout à Toulouse car ils étaient suspectés d'avoir dissimulés la dépouille de Raymond VI. La chapelle de Rose de Viterbe se trouve pas loin d'ici à Malause petite commune du Tarn et Garonne, c'est une chapelle connue des pèlerins de Compostelle Gulia et Anna décident de si rendre, elle vont découvrir sur le côté gauche de la chapelle dans un coin sombre un enfeu contenant une catafalque , une dalle supérieure qui laissa apparaître la gravure d'une croix occitane; au dessus ,sur la paroi glacée, un tableau représentant une sainte auréolée d'or était accrochée ; le nom de Sainte Rose était inscrit sur la partie inférieure du cadre.Mais les deux jeunes femmes ont été suivies et vont être séquestrées par deux hommes, l'un deux dit à Gulia "Vous êtes quelqu'un d'important pour moi ,votre aïeul Enrico D'Arusio était l'évêque de Sitmione.Il affronta le bûcher les yeux grand ouverts , avec à ses côtés nos frères occitans . Son sang coule dans vos veines.Pour notre églises votre ancêtre est un Saint, un des derniers Parfaits qui à porté la lumière de Dieu en Lombardie. Alors vous comprendrez que lorsque vous avez débarquée sur le chantier de l'hôtel des chevaliers de Saint Jean nous avons décidés de vous suivre pas à pas. Comme vous le savez , la religion cathare a été rayé de l'histoire parce qu'elle était d'essence pacifiste. Les Parfaits se laissaient conduire à la mort en chantant, sans la moindre résistance ; certes ils furent protégés un temps par les chevaliers et les armées de Raymond VI et son allié Pierre d'Aragon, le Comte de Barcelone ; mais nos frères cathares furent pourchassés jusqu'au derniers. Ils ne connaissaient ni la haine, ni la vengeance; aucune religion sur cette terre ne s'est imposée s'en violence; prenez l'intégrisme islamiste aujourd'hui il progresse partout parce qu'il impose la terreur comme les catholiques au Moyen Age. Je veux que vous me remettiez le parchemin que vous avez récupérer à Moissac. Gulia écoutait et terrorisée en même temps se demandait comment cet homme qui aurait pu être un excellent universitaire avait-il pu dériver vers la folie; ses propos donnaient par instants; une apparence de cohérence, puis s'égaraient brusquement vers les ténèbres? La police va intervenir et libérer Gulia et son amie, l'homme va réussir à s'échapper , et sera retrouver par les gendarmes de Pamiers au fond d'une ravine, les vautours tournoyaient au-dessus, Guillaume Bailly avait du trébucher dans le sentier rocailleux et avait dévalé la pente jusqu'à la crevasse.
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