dimanche 10 mars 2013

L'Odyssée d'un Rital de Vérino Piedigrossi



L'auteur Vérino nous raconte sa vie, né Italien il deviendra un français ayant  conscience de ce que lui a apporter  l'exil, le sacrifice de ses parents pour vivre et éduquer leurs sept enfants en France. Ils quittent leur village natal en 1947 et arrive en Ariège dans la vallée du Vicdessos, le père est embauché  à l'usine  Pechiney et inculque à ses enfants le travail , le courage pour travailler ses jardins, ses champs avant d'aller à l'école. Été 48 le comité d'établissement Pechiney leur font connaître leurs premières colonies de vacances. Puis il grandit, se marie avec une institutrice nommée Monique, qui est institutrice qui sera muté à la Bastide sur l'Hers, lui sera V.R.P dans la vallée de Tarascon et d'Ax. Son vécut , son parcours  de famille d'immigré 
lui permets de parler de ce qui pensent de l'immigration et dit "Tout immigré vient en France travailler pour vivre mieux qu'il ne peut l'espérer chez lui. Émigrer? c'est accepter de courir le risque de se couper de ses racines , mais aussi de modifier son comportement et de voir ses traditions culturelles, religieuses et familiales se fondre dans celle du pays refuge, trop souvent confondus avec pays conquis.Il nous parle aussi de l'école de son dysfonctionnement , du travail et la façon dont on recrute le personnel de nos jours, de l'ANPE, de l'environnement il dit"Par facilité et confort, on culpabilise, on charge de tous les maux, et on discipline davantage les simples usagers que les pollueurs notoires. Il se souvient de son enfance courant pieds nus dans les ruelles de Dogliola de l'Italie du sud, des pâtes à la tomates que sa mère préparaient , l'or liquide qui
coulait de nos olivades de ce moulin qui tournait seize à dix huit heures par jour.
Je remercie mon fils Jacques de m'avoir offert ce livre et la gentille dédicace que m'a faite l'auteur.

dimanche 10 février 2013

Les Médecins Maudits de Christian Bernadac



Les coquelicots ont refleuri dans les champs retrouvé de Dachau, de Buchenwald ou d'Auschwitz.Pour des millions de jeunes hommes d'aujourd'hui nés après 1935 la longue aventure criminelle du national-socialisme est oubliée, mieux elle ne les concerne pas.L'aventure des "Médecins Maudits" reste le chapitre le moins connu de cette histoire criminelle du Reich nazi, un voile pudique à bien souvent masqué les comptes rendus des procès, des écrivains qui ont étudiés les expériences médicales humaines dans les camps de concentrations. Les déportés de toutes nationalités subirent des recherches spéciales telle que les chambres à basse pression, il s'agissait d'un grand caisson vertical ,des manettes à volants extérieurs permettaient à l'expérimentateur de régler la pression atmosphérique du caisson, le prisonnier avait le visage blême et rougeaud n'étant q'une bouche haletante avide d'oxygène ,l'homme grogne en bavant se contracte, se relâche ,apeuré et pousse des cris désespérés la tête tombe le prisonnier n'a plus de réaction on l'interroge il n'a plus ses esprits; Rascher tire en l'air il ne reviendra a lui que 24h plus tard et ne se souviendra de rien.Il y avait une salle  d'expérience avec un bassin remplit de glace et un certains nombres d'appareils de mesure, un prêtre polonais avait été choisi comme cobaye Rascher  lui cria déshabille toi , on fixa des fils à son dos, puis dans le rectum il du remettre son pantalon, sa chemise, puis un uniforme d'aviateur, une paires de bottes fourrées et une combinaison de vol, les fils furent reliés aux appareils et il fut jeté à l'eau ,il eu immédiatement très froid et commença à trembler on lui prenait du sang à l'oreille toute les 15 minutes, ses pieds et ses mains devinrent dure comme du fer, il atteindra la température de 30° et au bout d'une 1h et demi il perdra connaissance ,il mit longtemps à s'en remettre ,à son arrivé au camp il pesait 100kg pendant les expériences 57kg, il dut attendre l'arrivée des Américains pour que son enfer cesse et être libéré;80 déportés se succédèrent dans le bassin 18 moururent alors que les médecins tentaient  de les réchauffer ;puis des expériences sur des jeunes tziganes une quarantaine à qui on faisait  des jêunes ou on les nourrissaient bien  on leur faisaient boire cinq cent centimètres cube d'eau de mer  où d'eau de berka ou d'eau de Schaefer, pendant l'expériences les déportés léchaient les robinets condamnés des wc, ils aboyaient comme des chiens.Puis des expériences sur des Polonaises des filles solides aussi dures que des hommes, on les opérait et prélevait des fragments du péroné de quatre à cinq centimètres de long pour savoir comment l'os allait se régénérer s'en périoste, c'était une catastrophe  certaines moururent s'en soin les plaies ne cicatrisaient pas, les médecins les laissaient périr dans leurs souffrances.A Auschwilz un jeune juif  polonais raconte qu'un soir on vint les chercher,  nous étions une vingtaine âgés de vingt à vingt quatre ans, nous fûmes contraints de nous déshabiller et nos organes sexuels furent placés sous des appareils pendant quinze minutes, cet appareil chauffe fortement nos organes , et les parties environnantes devinrent noires, puis quelques jours plus tard la plupart d'entre nous, leurs organes suppurèrent et ils eurent de grandes difficultés à marcher, puis on nous injecta un sérum dans le dos  et on nous enleva nos deux testicules je fus libéré le 30 avril 45 par les Américains,je me sens découragé, et j'ai honte de ma castration.Au block 46 de Buchenwald   une soixantaine de déportés des Tchèques,des polonais,des juifs,des  Allemands furent infectés par la nourriture   ils eurent au début des crampes légères puis des nausées des maux de tête violents et ils perdirent l'appétit nous souffrions terriblement et avaient 40° à 41° de fièvre durant trois à quatre semaines plus  de la moitié mouraient ceux qui restaient étaient si émaciés qui semblaient être des squelettes ils étaient désignés à des travaux pénibles et y périssaient. Les deux hommes qui pierre à pierre édifièrent la pyramide nazie, Hitler et  Himmler acceptèrent et provoquèrent les expériences médicales humaines sont but étant de maintenir et de favoriser le développement d'une communauté d'êtres  qui au physiques et au moral sont de la même espèces.

jeudi 10 janvier 2013

Le mari de Madame De Gaulle de Robert Lassus


"Je n'aime , dans l'histoire, que les anecdotes." Prosper Mérimée
L'auteur nous dévoile dans ce livre que Mme Yvonne de Gaulle et son mari le Général était à la fois des gens simples mais aussi très distinguées.La  première dame de France est gentiment surnommée " Tante Yvonne" pour  Mme de Gaulle je fus celui qu'elle appelait "le petit journaliste de Calais" celui qui traquait sans merci le couple présidentiel Mme  De Gaulle est née Vendroux; les Vendroux appartiennent à ce milieu du Nord où les vocations militaires vont de pair avec les familles nombreuses; pendant la guerre la mère d'Yvonne est infirmière-major à l'hôpital militaire de Calais. Un jour dans une foire, une diseuse  de bonne aventure lui prédit "Vous serez presque reine" ce fut un grand éclat de rire;Yvonne avait horreur  de se faire remarquer et détestait toute coquetterie. Les familles Vendroux  De Gaulle se rencontrèrent au salon d'automne à Paris en 1920; Charles et Yvonne font donc connaissances ils ont tous deux un frère se prénommant  Jacques. Ils se marièrent et lorsqu'il ouvrit le bal  en lançant ses grandes jambes et ses grands pieds en avant c'est là qu'on s'aperçut qu'il chaussait du 46 ! Lorsqu'il arriva à Matignon on changea le lit  car il n'était pas assez  grand.
Charles avait un humour décapant lorsqu'un jour  un député qui lui présente sa femme en précisant: Elle est Gaulliste! le général répond La mienne aussi! En parlant de son chien décédé il dit " Ce brave rase-motte n'aura connu de  De Gaulle que ses chaussures!Au célèbre "Mort aux cons! que lui lançait un de ses ministre et ami il aurait répondu Vaste programme! A Guy Mollet en 1959  lui faisait remarquer qu'au sein du gouvernement il y avait, disons, de piètres personnalités: "Je le sais:  autour de moi il y a quelques couilles molles!
En septembre 59 lors d'une visite officielle dans le Pas de Calais le général De Gaulle, Président de la République devait revoir l'abbé Baheux, l’apercevant dans le grand salon de l'Hôtel de Ville de Calais il s'approcha du vieil ecclésiastique qui, en tremblant, lui murmura d'une voix mal assurée "Mon... Mon général c'est moi qui vous est marié en 1921!" De Gaulle répondit, mi ému, mi ironique " Rassurez-vous, Monsieur le curé, je ne vous en veux pas!".
Le 22 novembre 1890 naissance à Lille de Charles, André, Joseph, Marie De Gaulle.
Le 22 mai 1900 naissance à Calais d'Yvonne Vendroux.
Le 6 avril 1921 à l'Hôtel de Ville de Calais Charles De Gaulle officier militaire épouse Yvonne Vendroux fille d'un notable de la ville.
Le père de la jeune mariée se demande si son beau-fils a de l'avenir, si sa haute taille ne va pas l'handicapé dans la vie.
"Je n'ai jamais approché de la partie la plus familière, la plus secrète, la plus caché du général De Gaulle, mais je crois que personne ne la jamais vu..." André Malraux.
"Si moi!" aurait pu lui répondre Madame De Gaulle.

samedi 29 décembre 2012

L'Histoire de France Vue par San-Antonio


L'auteur Frédéric Dard dédie ce livre à tous les étudiant de France, avec son style d'écriture particulier qui font de lui un écrivain à part se nommant aussi San-Antonio.
Pour approfondir l'historique des grands noms qui font l'histoire de France, il s'est informé auprès de ses camarades (Octave Aubry, Guy Breton, A. Aymard, Joinville, Jules Michelet et bien d'autres).
De Vercingétorix et César, les Francs, Clovis, Dagobert, Charlemagne, Philippe le Bel, Jeanne D'Arc, les rois de France, Napoléon 1er, et la IIIème République ; il raconte à son ami Bérurier les amours cachés, les guerres, les mariages, les trahisons avec une pointe humoristique qui font de cet ouvrage un livre très drôle et intéressant sur la vie passé de nos ancêtres qui font de nous les héritiers de ce pays, la France.

mercredi 14 novembre 2012

Le journal intime d'un arbre de Didier Van Cauwelaert


  


Je m'appelle Tristan, j'ai un peu moins de trois cent ans, je suis un des deux poiriers du docteur Lannes, il m'a fait inscrire sur la liste des arbres remarquables de France, je suis son bien le plus cher, son devoir de mémoire,sans doute parce que je conservais dans mon tronc la balle allemande qui avait tué son fils, je suis aussi sa victoire sur le temps. Hélas à la fin de l'hiver, je suis victime d'une mini-tornade, ma trop grande prise au vent le sol détrempé par trois semaines de pluie, l'attaque d'une vermine d'exportation l'âge qui ne me permets plus de se défendre assez vite et me voilà coucher à terre ; j'ai bien vu que mes branches charpentières s'étaient brisées dans la chute, déraciné, décapité j'avais en tout cas épargné mes congénères, les toitures et la tonnelle où courait la glycine. Un arbre n'a d'autres sentiments que ceux qu'on lui confie, d'autres émotions que celles qui perçoit d'autres angoisses que la présomption des tempêtes, des  incendies, de la sécheresse et des bûcherons mais cette angoisse là est commune avec les animaux elle n'a pas la même origine que celle des humains, ce n'est pas la perte de nous-mêmes qui nous obsède c'est la rupture d'une harmonie, l'arrêt des échanges avec les oiseaux, les insectes, les champignons, les jardiniers, les poètes; la fin des interactions qui nous lient avec le soleil, à la lune,au vent, à la pluie, aux lois qui gouvernent la formation d'un paysage.Georges accepte à présent d'avoir perdu son arbre pour laisser partir son fils, lorsque ma première bûche à finit de se consumer la balle du Mauser 33 est tombée dans la cendre ; il restait dix stères de mon bois sous l'auvent, je repars en arrière, je rebrousse chemin dans les anneaux concentriques de ma mémoire "Jeannette m'a brûlé vive qui lança  dans les flammes de mon bois une malédiction qui me colle toujours à l'écorce ....le poète Mironte qui cherchait l'inspiration sous mes ombrages  pour célébrer sa muse tandis qu'elle le trompait dans le lit du marquis.... Frère Octave offert en sacrifice a l'être suprême qui mourut la corde au cou en me criant "Vive Dieu!"... Alfred Dreyfus, réhabilité mais brisé, qui puisa en moi le courage du silence, pour ne pas hurler sa vérité au général Mercier, son bourreau au main propre... Je tente de remettre en scène l'Anglais tombé du ciel qui m'initia à moi même, la cantatrice épurée qui me donna un nom d'opéra,  le médecin qui m'aima comme un fils... Tous ceux qui firent de moi, pour quelques minutes ou durant des années, leur compagnon d'infortune."

mercredi 24 octobre 2012

Sur la route de Jack Kerouac


Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell , Massachuetts  dans une famille d'origine canadienne-française il a publié plusieurs romans ,celui de sur la route a été écrit en 1952  en quelques jours de délire sur un rouleau de presse cette histoire est sa vie de jeune homme il fait la connaissance  de Neal Cassady quelques temps après la mort de son père dans une cafétéria ,Neal et sa femme Louanne  une fille de seize ans , Neal est le type idéal pour la route, parce que lui il y est né sur la route, c'est un chauffard génial ,gigolo à la bisexualité triomphale, pique- assiette inspiré, et vagabond mystique, avec  Allen Ginsberg et William Burroughs  ils partent au volant de vielles voitures qui conduisent à tour de rôle, mais  Neal conduit à une allure folle à travers l'Amérique de  New-York à Chicago, Denvers ,San Francisco ils voyagent ainsi et vivent une vie de fêtes, de débauches de filles, d’alcool de drogues dans des boîtes à jazz. Leur dernier voyage, ils le feront au Mexique à bord d'une vielle Ford que Neal ne ménagera pas ,ils sont surpris par les paysages, les habitants aux allures passives, leurs  regards pénétrants et l'hospitalité débordante, on leur offre de la marijuana ils se défoncent , et vont connaître les premiers effets de cette drogue qui les transportent , la beat génération est en route, une nouvelle jeunesse est né.Jack Kerouac est mort en 1969 à l'âge de quarante sept ans.

vendredi 7 septembre 2012

Mémoires d'un rebouteux breton de Catherine Ecole-Boivin


Ce rebouteux breton qui veut garder l'anonymat nous raconte comment à l'âge de six ans il regardait son père appuyer sur les membres blesser de ses clients, leurs habits sentent la sueur, la terre, l'étable, les gestes de son père se répètent, il tourne les membres, les étire, les plies d'une certaine façon, je m'entraîne sur moi, je m'ennuie très vite à ce jeu solitaire, et  propose à ma jeune soeur de jouer au métier de papa, je frotte, je tourne sa main, son bras et quand elle est rassurée d'un petit coup crac! je lui démets légèrement les doigts des mains, des pieds et lui remets aussi sec en place. Depuis des siècles les vieux et les vielles ont transmis " l'art de comment remettre en place" ce qui dans le corps à voulu s'échapper; les os ça saute; ça se casse; ça se déboîte je les remets bout à bout, mon métier je l'ai acquis par transmission, par l'accumulation d'expériences et par un savoir faire, avec un brin d'intuition, on déparasite, on détache, on replante on boute c'est à dire qu'on pousse.Rebouteux c'est remailler, pas détricoter avec des mots, du bla bla c'est joindre les gestes à la parole;aujourd'hui peu à peu ont est intégré dans la formation des kinésithérapeutes, ostéopathes ce sont en quelques sortes nos descendants, il manquera à beaucoup cette intuition ce sens du sens que l'on possède " nous autres" à peine on tâte, à peine on sait. Un rebouteux répare non pas les sorts, mais les corps et les âmes malmenés par l'existence, il allège les tensions, on répare les corps machines, il évite à des fermes de cesser de tourner faute d'homme sur ces deux jambes et une femme avec ses deux bras. Avant de vivre du métier de rebouteux  j'étais maquignon cela m'a servi pour reconnaître les bêtes en bonne santé, puis ma réputation était telle que je me suis installé définitivement; mais pour pouvoir exercer s'en problèmes j'ai fait une formation à l'école privée de Marchesseau en 1964 j'obtiens au bout de 4 mois  mon diplôme d'ortho-chiropraticien mais aussi de physio naturopathe je gagne beaucoup d'argent, je m'achète une belle voiture et je suis l'heureux propriétaire de chevaux de courses, les jaloux ont essayé d'avoir ma peau et toute ma vie durant jusqu'à ma retraite les impôts sont venus vérifier sur dénonciations, je l'apprendrai plus tard les gens qui ont des chevaux sont fichés. Ma mère m'avait donné son don de guérir le zona, il s'agit d'une prière la façon de tourner la main à un rapport sur l'origine de la maladie, on doit se sentir plus fort que lui en pensant en puissance " Je suis plus fort que toi, je le veux!"Aujourd'hui j'ai 85ans et je craignais d'avoir mal partout mais pas du tout je suis en pleine forme, quant je me blesse je me répare tout seul. Le bonheur que j'aie eu d'être rebouteux le fait qu'avec mes mains j'ai osé des miracles.