lundi 2 mars 2015

L'appel sauvage de Jack London



Il s'appelle Buck son père était un énorme Saint Bernard et sa mère appartenait à la race des bergers écossais il était le chien du juge Miller, et habitait une spacieuse maison dans la vallée ensoleillée de Santa Clara. Buck n'était pas un chien d'intérieur, ni un chien de chenil, son royaume était l'ensemble du domaine,il se baignait dans la piscine où allait à la chasse  avec les fils du juge, durant les soirées d'hiver il se couchait aux pieds de son maître devant le feu de cheminée dans la bibliothèque. Mais un  soir Manuel l'un des aides jardinier vendit Buck  à un homme qui achetait des chiens à muscles fort et au pelage long et chaud pour aller chercher de l'or vers le Grand Nord. Manuel plia en deux une corde solide et la passa autour du cou de Buck, la tendit à l'homme ,quand la corde se serra et l'empêcha de respirer il fut d'abord surpris, puis il se lança sur l'homme dans un  accès de rage, jamais on l'avait traité de façon abominable , il ne comprenait rien à tout cela que voulaient ces gens qui ne connaissait pas, On l'enferma dans une caisse, deux jours et deux nuits il fut entraîné par des locomotives hurlantes, on le débarqua pour le charger dans un camion; ce n'était pas la faim qui le faisait le plus souffrir, c'était la soif, on l'avait débarrasser de la corde, ses yeux étaient injectés de sang, une rage monstrueuse bouillonnait en lui, Lorsque le camion s'arrêta, on descendit la cage et un homme robuste s'approcha ,et eût un sourire sinistre, il revint portant une hachette et un bâton ; Buck sortit de la cage le pelage hérissé, la gueule blanche d'écume, un éclair de folie dans les prunelles et droit sur l'homme il lança ses soixante dix kilos, il reçut un coup qui l'arrêta net et ses crocs claquèrent dans le vide, comme on ne l'avait jamais frappé avec un bâton il ne comprenait pas , la douleur lui arracha un cri, il se dressa, repartit à l'attaque un deuxième coup l'atteignit et le précipita à nouveau sur le sol, à dix reprises au moins il chargea, sa truffe , ses oreilles, et sa gueule étaient ensanglantées; Buck fut assommé quand il revint à lui , il restait sans force, l'homme lui apporta de l'eau et de la viande crue qu'il lui donna morceau par morceau ,puis lui caressa la tête. Buck fut alors vendu une nouvelle fois à un petit homme ratatiné qui l'emmena avec une chienne terre neuve nommée Curly ils ne furent pas les seuls dans l'entrepont du  Narval ; bien que les jours fussent tous semblables Buck sentit que la température devenait de plus en plus froide Buck avait été arraché à la civilisation et précipité au cœur de la vie primitive , les hommes et les chiens ne connaissaient d'autre loi que celle des crocs et du gourdin , il assista à un combat un chien esquimau contre la chienne Curly il combattait à la façon des loups; Buck en restait cloué sur place par la stupeur. On lui mit un harnais et il devait tirer le traîneau avec ses compagnons, il dormait en faisant un trou  dans la neige pour ne pas avoir froid, il apprit très vite les ruses, son corps amaigri se muscla énormément, il devait combattre pour garder sa place, Au printemps, les chiens n'avaient rien à faire sauf à traîner  dans le camp . Il y avait aussi l'appel qui sans cesse venait de la profondeur de la forêt chaque fois qu'il l'entendait Buck était la proie d'un grand trouble; il levait la tête, restait un instant les oreilles pointées, puis il se dressait d'un bond pénétrait, au galop dans la forêt , l'explorait de tous côtés  il s'embusquait dans un buisson et observait les allées et venus des oiseaux à la cime des arbres.Une nuit il fut tiré en sursaut de son sommeil, un long hurlement semblable à ceux que poussent les chiens esquimaux très vite en silence il traversa le camp endormi et s'enfonça dans la forêt jusqu'au moment où il découvrit au centre d'une clairière un loup très maigre, cependant Buck ne l'attaqua pas ,il se contenta de décrire des cercles autour de lui ,brusquement le loup se détourna et s'enfuit, la poursuite commença, il galopait jusqu'à ce que  Buck l'ai rejoint  puis repartit dans une autre direction ,puis le loup s'arrêta et frotta sa truffe contre celle de Buck, l'amitié était scellée , ils partirent côte à côte dans le crépuscule, puis  Buck revint au  camp, de plus en plus souvent il s'absentait, parfois plusieurs jours, une semaine entière, il cherchait en vain les empreintes du loup, il pêchait des saumons dans un large torrent, il égorgea un grand ours noir de plus en plus  Buck se sentait avide de sang, grâce à sa force et son habileté, il réussissait à survivre dans un milieu hostile où les faibles sont voués à l'anéantissement. Buck revint au camp avec ses nerfs tendus et ses sens en alerte il s'était passés quelque chose ,il découvrit les chiens et les hommes morts et agonisants criblés de flèches, les Yeehats dansaient lorsqu'ils entendirent l'effrayant grondement de Buck ils s'interrompirent et virent se ruer sur eux un animal tel qu'il n'en avaient jamais vu auparavant, un ouragan de fureur, une bête qui semblait résolue à les anéantir tous. Buck attaqua le chef de la tribu indienne ,il lui trancha la veine jugulaire le sang jaillit comme une fontaine, il sauta sur un autre Yeehat et au passage lui trancha aussi la gorge , il se sentait fier de lui même, il avait tué des hommes le plus noble de tous les gibiers.Après quoi ,ce dernier s'assit, pointa son museau vers la lune et fit entendre un hurlement prolongé ,les autres loups l'imitèrent, l'appel était si proche si facile à déchiffrer le concert terminé, il s'avança et la bande forma un cercle autour de lui, on le flaira presque s'en méfiance, quelques loups lancèrent un jappement et filèrent vers la forêt tous les autres le suivirent, jappant en chœur ; Buck jappa lui aussi, en galoppant côte à côte avec le frère sauvage.

lundi 12 janvier 2015

Les Mots de Jean-Paul Sartre



Jean Paul Sartre est né à Paris en 1905, sa mère est veuve à l'âge de 20 ans, sans argent, ni métier elle décide de retourner vivre chez ses parents. Il y a trois chambres dans notre maison, celle de mon grand père, celle de ma grand mère, celle des "enfants" les enfants c'est nous.Mon grand père tolère sa fille Anne Marie parce qu'elle est veuve et  qu'elle les aide dans la maison. Moi je fus sa merveille , il prit le parti de me considérer comme une faveur singulière du destin, je le comblait par ma seule présence, il m'appelait son tout petit d'une voix qui chevrotait de tendresse. J'ai commencé ma vie , comme je la finirai  sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand père il y en avait partout, sur les rayons de la bibliothèque, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait. Charles Schweitzer m'apprit qu'il avait un ennemi mortel son éditeur quand il recevait par mandat, le montant de ses droits d'auteur; il levait les bras au ciel en criant et s'adressant à ma grand mère déclarait sombrement " Mon éditeur ne vole comme dans un bois" Mon respect s'accrut pour ce saint homme , dont le dévouement ne trouvait pas de récompense: je fus préparé de bonne heure à traiter le professorat comme le sacerdoce et la littérature comme une passion.Je ne savais pas lire, mais  j'étais assez snob pour exiger d'avoir mes livres; mon grand père m'offrit les Contes du poète Maurice Bouchor; ma mère me lisait ces livres, je devins sensible à la succession rigoureuse des mots: à chaque lecture ils revenaient, toujours les mêmes dans le même ordre, je les attendais ; je fus jaloux de ma mère et je résolus de lui prendre son rôle, je fis semblant de lire, je suivais des yeux les lignes noires et je me racontais une histoire à voix haute en prenant soin de prononcer toutes les syllabes , on décida qu'il était temps de m'enseigner l'alphabet.Je pris dans la bibliothèque le Grand Larousse, hommes et bêtes étaient là en personne: les gravures c'étaient leurs corps le texte c'étaient leurs âmes. Vers 10 ans je me délectais en lisant Les Transatlantiques; on y montre un petit Américain et sa soeur,  je m'incarnais dans le petit garçon et j'aimais à travers lui Bildy la fillette. Jusqu'à 10 ans je restais seul entre un vieillard et deux femmes, ma vérité, mon caractère et mon nom étaient aux mains des adultes je restais enfermé dans cette geôle , pourtant  cela existait l'avenir, le cinéma me l'avait révélé, je rêvais d'avoir un destin. Je fus sauvé par mon grand père, il me jeta sans le vouloir dans une imposture nouvelle qui changea ma vie. Au début de l'été, nous partions pour Arcachon, les deux femmes et moi, mon grand père nous écrivait trois fois la semaine, deux pages pour Louise ma grand mère, un post-scriptum pour Anne-Marie sa fille , pour moi toute une lettre en vers. Ma mère apprit et m'enseigna les règles de la prosodie je répondis à mon grand père, par retour du courrier je reçu un poème à ma gloire; l'habitude était prise.J'écrivais par singerie, par cérémonie pour faire comme les grandes personnes, j'écrivais surtout parce que j'étais le petit fils de Charles Schweitzer, enfant public, j'adoptais en public le mythe de ma classe et de ma génération, on profite de l'acquis, on capitalise l'expérience, le présent s'enrichit de tout le passé. Mes premières années surtout, je les ai biffées; quand j'ai commencé ce livre,il m'a fallu beaucoup de temps pour le déchiffrer sous les ratures. Des amis s'étonnaient, quand j'avais trente ans: "on dirait que vous n'avez pas eu de parents. Ni d'enfance." et j'avais la sottise d'être flatté. J'aime et je respecte, pourtant, l'humble et tenace fidélité que certaines gens, des femmes surtout gardent à leur goûts, à leurs désirs, à leurs anciennes entreprises, aux fêtes disparues, j'admire leur volonté de rester les mêmes au milieu du changement, de sauver leur mémoire. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée, à présent je connais notre impuissance N'importe : je fais , je ferai des livres; il en faut, cela sert tout de même. La culture ne sauve rien, ni personne, elle ne justifie pas; mais c'est un produit de l'homme, il s'y projette, s'y reconnaît; seul ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux mon imposture, c'est aussi mon caractère, on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi, usés, effacés,humiliés, rencognés, passés sous silence tout les traits de l'enfance sont restés chez le quinquagénaire.Tout un homme, fais de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui.

lundi 1 décembre 2014

Bonjour tristesse de Francoise Sagan




Eté 1954 Cécile jeune adolescente de 17 ans ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez vous. Son père est veuf  à quarante ans  et elle ne peut pas comprendre qu'il puisse vivre avec une femme; depuis sa sortie de  pension  il y a deux ans ils vivent ensemble une grande complicité .Il avait loué sur la Méditerranée , une grande villa blanche, isolée, ravissante , et lui avait demandé si la compagnie d' Elsa, sa maîtresse actuelle ne l'ennuierait pas pendant les vacances, c'était une grande fille rousse qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des  Champs Elysées ; les premiers jours furent éblouissants , ils passaient des heures sur la plage, écrasé de chaleur. Cécile fit la connaissance de Cyril, jeune étudiant qui faisait de la voile et passait ses vacances avec sa mère dans une villa voisine .Son père lui annonça l'arrivée d' Anne Larsen s'était une ancienne amie de sa mère,   elle avait très peu de rapport avec son père cela l'étonna et pensa "Nous étions trop tranquille cela  ne pouvait pas durer " A quarante deux ans, c'était une femme très séduisante, très recherchée avec un beau visage, orgueilleux et las, indifférent; cette arrivée subite apparaissait comme un contre temps , si l'on pensait à la présence d'Elsa et aux idées d' Anne sur l'éducation. Très vite Anne pris ses marques et demanda à Cécile de faire des révisions pour réussir son bac, cela lui déplut  et elle  se mit à la détester , mais Cyril était là pour atténuer sa souffrance. Et puis un jour, ce fut la fin, son père décida qu'ils iraient passer la soirée à Cannes, jouer et danser , au Casino grâce aux manœuvres  de son père ils se perdirent vite, et  Cécile se retrouva au bar avec  Elsa . Cécile chercha son père et Anne qu'elle découvrit dans la parc prés à partir, elle s'exclama alors exaspérée " Que vais je dire à Elsa, je vais lui dire que mon père à trouvé une autre dame avec qui coucher ,et qu'elle repasse c'est ça ?Anne la gifle et son père  demande a Cécile de s'excuser. Elsa , Cyril et Cécile vont mettre tout en oeuvre pour que son père ne tombe pas dans les filets d'Anne qui veut se faire épousée.Un jour son père reçoit un mot  d'un ami à lui l'invitant à Saint Raphaël  pour l'apéritif,  Cécile informe Elsa et Cyril de venir et de se monter en couple, son père la voyant ainsi rayonnante fut jaloux et discrètement lui donne rendez vous dans les pins. Anne va découvrir qu'elle est trompée, prends sa voiture et vas mourir dans un accident de la route. A Paris durant un mois Cécile et son père vont vivre comme veuf et orphelin, déjeunant ensemble, dînant ensemble ne sortant pas. La vie recommença comme avant, comme il était prévu qu'elle recommencerait. Quand nous nous retrouvons, mon père et moi, nous rions ensemble, nous parlons de nos conquêtes. Il doit bien se douter que mes relations avec Philippe ne sont pas platoniques , et je sais bien que sa nouvelle amie lui coûte fort cher. Mais nous sommes heureux. L'hiver touche à sa fin, nous ne relouerons pas la même villa, mais une autre près de Juans-les-Pins. Seulement quand je suis dans mon lit, à l'aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris,   ma mémoire parfois me trahit : l'été revient et tous ses souvenirs. Anne, Anne! je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j'accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse.

dimanche 23 novembre 2014

Vinci et l'ange brisé de Didier Convard




1494, Milan, Venise, Florence, trois glorieuses cité de la Renaissance aux murs tachés de sang. De monstrueuses créatures abandonnent dans les rues des cadavres dont le visage est arraché, la rumeur enfle, et la peur grandit. Qui se cache derrière l'atrocité de ces meurtres? Pourquoi voler les visages des cinq hommes les plus influent d'Italie?
Vittore prévôt de police mène l'enquête, pour déchiffrer les secrets que renferme les morts lors de l'autopsie, il est assisté d'un éminent connaisseur, Léonard De Vinci.
Ce roman de Didier Convard révèle une histoire de jeunesse de Léonard De Vinci qui peignait un modèle nommé Mona et que tous les hommes désiraient, il lui avait même offert un médaillon ou il avait fait son portrait avec des ailes d'ange. Mais un jour cinq homme vont violer Mona et même la défiguré, et vont même arraché le médaillon. Léonard va toute sa vie vengé son ange en inventant des monstres articulés pour ne pas se faire prendre, jusqu'à ce que sa vengeance soit assouvi.
Il aimera à vie Mona et la protégera toute son existence.

jeudi 2 octobre 2014

Radiographie de Laurent Ruquier

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Issu d'une famille de cinq enfants ,  d'un père ouvrier et sa mère au foyer, Laurent va grandir dans une ambiance familiale très modeste, son père se déplaçait en mobylette et ses premiers complexes d'infériorité sociale sont venu en réalisant que les neuf autres familles  de l'escalier possédaient, elles une voiture. Déjà a 10 ans il aimait la radio, il écoutait chaque midi en avalant son repas. Ses premiers jeux  était déjà a l'âge de 11 ans  révélateur de sa vie d'aujourd'hui , il s'enfermait dans sa chambre et animait  les émissions de variétés, il présentait les disques comme si l'animais Ring Parade  où le Palmarès de la chanson, dans les réunions familiales il pris vite l'habitude de monter sur une chaise.Il était  un écolier introverti et maladivement timide,on l'avait casé dans l'école des filles il n'y avait plus de place dans celle des garçons cela dura quatre ans puisque bon élève il sauta une classe du CE1 au CE2 .Ce qui l'intéressait à la télé c'était déjà Jean Yanne, Francis Blanche, Jacqueline Maillan , Jean  Amadou il était intrigué et impressionné  par Philippe Bouvard à pratiquer l'ironie, à poser des questions mordantes et à mettre parfois ses invités mal à l'aise; il s'en délectait ! La majorité partie de son temps, quand il n'était pas au lycée, il restait dans sa chambre à écouter la radio, il enregistrait  même les émissions qu'il n'avait pas pu entendre " Ainsi à n'importe quel moment de la journée quel que soit le jour de la semaine, sur le chemin de l'école, en allant faire des courses ou même dans les toilettes, dès que je m'ennuyais , je pouvais allumer dans ma tête ma RTL à moi, j'étais tous les animateurs à la fois, je fabriquais de toutes pièces  des dialogues irréels avec les auditeurs j'ai parlé dans un micro interne avant d'en avoir un vrai à ma disposition " Il postula pour  RTL  qui avait décider de recruter de nouveaux talents ,il fut sélectionné . A 23h30 dans la nuit du 14 au 15 août 1980 je parlais donc pour la  première fois en direct au micro d'une radio nationale  RTL. Puis il continuera ses études secondaires fais un  DEUG " administration économique et sociale" à l'université de  Rouen et un  DUT. C' est en duo qu'il refait de la radio sur les ondes locales le 12-13  de  Jérôme et Laurent il avait 20 ans sur  Radio force 7. Jacques Mailhot eut la  générosité de le présenter comme un jeune auteur  qui avait participé à l'écriture de son spectacle,  puis il  rencontra Martial  Carré le directeur du Caveau de la République temple  des chansonniers, le 10 décembre 1987 il était sur scène ; il pouvait lui arriver de faire trois cabarets dans la même soirée. Parmi ceux qui l'aidèrent à devenir Parisien il y a Dadzu  il était programmé  au Caveau et au Don Camillo le temps d'une chanson c'est lui qui l'a le mieux accueilli  dans ce métier. En septembre 1988  il refait de la radio à Europe 1 aux côtés de Maryse Gildas  et Jean Amadou  puis en 1990 sur France Inter , Jacques Martin vas le prendre pour écrire  les textes de son émission  Ainsi  font font ; il alterne donc la TV et la radio jusqu'à aujourd'hui ; il est devenu la réalité de ses rêves d'enfant  un homme de télévision et de radio avec l'humour qu'on lui connaît .


lundi 1 septembre 2014

Contes et Légendes d'Arriège d'Olivier De Robert





L'auteur nous parle comment dès son enfance, il est imprégné des paysages des odeurs, des forêts aux temps des champignons et les vivifiants embruns des cascades de montagne. L'Ariège lui a tant donné de bonheur dans son enfance qu'il est venu y construire sa vie d'homme. Qui ne connaît pas en Ariège ce célèbre conteur qu'il est devenu;  il nous raconte dans ce livre quelques contes et légendes de l'Ariège .Le premier des Massadels  les querelles des habitants de Saurat et de Massat séparé par le Col du Port et se critiquant depuis des générations. Le pont du diable, qu'un habitant dénommé Célestin vit apparaître à l'autre bout du pré une silhouette , l'étrange apparition se précisa et il distingua un grand type tout vêtu de noir à l'air lugubre, un étranger au village qui lui proposa de construire un pont, il me faudra une nuit , il ne coûtera presque rien,  l'ami, je me payerai  juste en prenant l'âme du premier qui passera sur le pont. Olivier nous conseille aussi  de prendre de bonne habitudes lorsque l'on va en montagne " Il y a une chose sur laquelle il ne faut pas rigoler en montagne c'est le salut du berger, d'aussi loin que vous le verrez, il faut lui adresser un geste amical ,car tout le monde vous le dira si vous y manquez il y  aura un orage ! je montais vers le massif du Tabe, cette ascension par le versant nord m'avait comblé, mais  à quelques pas du  sommet tout bascula, un voile noir tomba sur le ciel, en quatre enjambées je fus près de lui,  accueilli par les jappements aigus du chien aussi mouillé que moi; le berger me fit remarquer qu'il c'était mis à pleuvoir et oui lui répondis je il fait un bel orage il se tourna vers moi,  haussa les épaules et affirma tranquillement, Eh oui, c'est de votre faute; en montant vous avez jeté un caillou dans le lac alors il fait orage, c'est normal car ici d'après la légende cet étang est la porte de l'enfer alors quand on y jette un caillou, ça agace le diable; ça se sait depuis toujours, c'est pour ça qu'on l'appelle l'étang du diable, celui qui est plus bas, c'est l'étang des truites... Il nous parle aussi des Champignons , car il y a en  Ariège un sujet plus propice aux conflits de l'ours celui des champignons, mais attention on ne se baisse pas pour n'importe quoi ; le cèpe et la morille oh je ne dis pas q'il n'y a pas quelques passionnés de mycologie qui ramassent aussi les girolles, coulemelles etc... mais la masse ariégeoise vas aux cèpes et aux morilles, mais attention chacun son coin, son rituel on ne dis pas " aller ramasser des champignons" mais aller aux champignons"  comme on dirait " aller à la messe" Les anciens se plaignent de leurs rhumatismes et disent en regardant le ciel " Té il vas pleuvoir" aux premières lueurs de l'automne c'est l'Ariégeois qui se donne aux champignons , il vas alors sur les chemins connus de lui seul à la recherche de ce Graal à la tête brune sous les feuilles mortes. Venez donc compter aux premiers jours d' octobre le nombre de voitures hâtivement parquées sur les bas côtés de nos routes forestières ! les immatriculations trahissent leurs origines limitrophes normal que l'Ariégeois de dresse, prêt à défendre la terre sacrée de ces ancêtres. Les populations étant partie prenante si vous demandez dans quelle forêt on peut aller chercher des champignons, je connais déjà  la réponse " N'y allez  pas;  il y a des vipères " Les ancêtres rusaient ,les uns allaient chercher de l'huile à 30 kilomètres  pour ne pas alerter son monde; d'autre se baladaient avec un panier à prunes muni d' un double fond, un malheureux ayant commis l'erreur de se garer en bordure d'un  champ retrouva le terrain soigneusement labouré autour de sa voiture rendant impossible tout mouvement. Donc avec ou sans vipères, en automne soyez gentil de ne pas fureter dans les bois  qui ne sont pas les vôtres, allez voir les gens, parlez leur, il vous offrirons un petit coup de gnôle, dévoilez vous je suis sûr que très vite, on vous inviteras à table et sans manière on s’octroiera  le luxe  de vous inviter à manger  une poêlé de cèpes, respecter ce désir là c'est comprendre les femmes et les hommes de cette terre
La folle de Moncalm  "Mais enfin, puisque que je vous dis que je l'ai vue ! De mes yeux vue ! Je l'ai vue la femme ! une femme nue elle court les montagnes ; le vieux berger à affirmé qu'à plusieurs reprises il a vu là haut sur son estive , une femme nue elle avait de longs cheveux blonds, leste et rapide . Ainsi donc on décida de ramener cette femme à la civilisation les rudes montagnes de Bassies du Montcalm et des trois seigneurs sont dangereuses  et les chasseurs d'isards partirent à sa recherche; quand on amena triomphalement cette prise de chasse  au curé de Suc ,il tenta de l'interroger, de la raisonner ,elle ne fit que hurler où pousser des gémissements terrifiés  blottie dans un coin du presbytère elle s'enfuit au petit matin elle avait disparue etc... Croustet Tatai montreurs d'Ours  A la fin du XII siècle à Ercé, Ustou ou Oust , ces rudes patelins, dont les noms sonnent comme des grognements; tu es l'aîné ou tu crève, si tu n'es pas l'aîné, tu n'as pas de terre, pas plus que la maison on n'as pas les moyen de partager l'héritage, Deux frères d'une ferme décidèrent de partir aux Amériques pour  faire Oussaillès ( montreur d' Ours ) les plantigrades apprenaient facilement à se dandiner, à se tenir debout, les dresseurs partaient avec leurs bêtes enchaîner pour les exhiber dans les villes et villages du pays c'étaient un bonheur pour les paysans de voir le vieil ennemi  réduit à l'esclavage, le père renié , la terreur des montagnes. Montréal , Québec ,les deux frères et leur ours se trouvèrent finalement bien dans cette Amérique au regard tourné vers la France  ;ainsi fut leur vie partagée entre la vie sur le mont Valier depuis les granges de Cominac et la  rude déambulation de saltimbanques animaliers dans les rues de Montréal etc... Une fois posé sur la terre d'Ariège, que ce soit pour une paire de semaines ou pour la vie entière,on en vient a se demander ou a écouter ses légendes, histoires et autres sornettes extirpés de la mémoire locale.

lundi 11 août 2014

Un souffle vers l'étenité et Les lumières de l'invisible de Patrici Darré






Je suis médium c'est à dire un intermédiaire entre le monde des morts et celui des vivants. Je sais que cela paraîtra étrange à beaucoup et, pourtant nous avons tous, en tant qu'humains des possibilités extra-sensorielles, la vie nous donne l'occasion de les activer ou non, ce que l'on pourrait résumer comme étant  les" forces de l'invisible "existent bel et bien.  Ce livre a pour but d'expliquer ce que sont certaines de ces forces de l'invisible et une partie de ce que l'on appelle les "phénomènes paranormaux "qui y sont liés. Tous les services que je rends et que j'ai rendus en tant que médium ont toujours été gratuits, l'argent comme tout ce qui peut attiser l'intérêt personnel du médium tue ou limite le don, il en est ainsi car l'argent détourne le médium du sens premier de son activité qui est d'aider et de faire avancer spirituellement les morts et les vivants avec qui il rentre en  contact. Les communications avec les morts m'ont appris une chose d'importance , la mort physique est un passage vers un autre plan où la matière et donc notre corps est plus éthérée, moins dense, car elle vibre à une fréquence plus haute. L'au delà est en quelque sorte le reflet de l'avancement plus où moins grand de nos consciences. Quand nous mourons, nous entrons dans un processus de dégagement de la matière, ce dégagement est déjà en soi un passage, il peut-être plus où moins long selon le cas, certains esprits ont ainsi du mal à quitter la matière, il n'est pas évident pour tout le monde,en effet ,dans les instant qui suivent notre mort physique de "tourner la page" de l'existence terrestre, certains y sont très attachés et ne veulent pas lâcher prise; leurs vibrations basses et proches de la matière en font des esprits qui sont près de la réalité des vivants, ils ne sont pas, pour ainsi "passés" de l'autre côté :les uns sont des esprits mauvais, d'autres sont des esprits errants, d'autres encore sont des fantômes. Nous avons tous des anges gardiens qui sont en des morts ayant une mission de veiller sur nous, cela leurs permets d'avancer une fois de l'autre côté les morts continuent d'apprendre et de grandir, ils peuvent dévier des objets, nous empêcher d'avoir des accidents, nous souffler à l'oreille des idées. Ils nous faut accepter la mort de nos proches et la  transformation personnelle qu'elle implique le message de ceux qui nous quittent est le suivant" Il faut que tu fasses sans moi" Si les esprits errants  sont des nomades , les fantômes eux sont sédentaires,ils sont attachés à un lieu particulier, il est tellement convaincus d'être incarnés et d'avoir son rôle à jouer dans la maison qu'il vient de temps en temps à se manifester, il peuvent également se rendre visibles et l'on aperçoit alors des formes plus où moins précises selon les cas  quelques fois c'est une sorte de nuage de fumée ou un visage, d'autre prennent l'apparence d'une boule lumineuse. Les fantômes se nourrissent de toutes les énergies présentent dans le sol et dans le lieu qu'ils occupent, quand  un médium se trouve sur un lieu hanté il doit d'abord discerner si les phénomènes constatés sont dus à la réelle présence d'un fantôme,où à des énergies rémanentes, dans ce dernier cas il n'y à rien à faire du fait de réseaux énergétiques, les pierres ont enregistrées un bruits ou une scène traumatisante qu'elles gardent en mémoires et les lieux ou les murs en répètent indéfiniment l'écho; il n'est pas rare de ne pas se sentir bien dans une maison à cause de ces énergies rémanentes.La matière est bien l'outil indispensable de notre évolution, même si nous n'avons pas toujours conscience des fréquences quelles émets mais que nous recevons de manière constante; quel que soit le chemin que nous empruntons, nous avançons dans le sillage vibratoire de tous ceux qui étaient là avant nous, nous passons par les lieux où ils ont vécu et qui émettent des mémoires actives les concernant et qui résonnent en nous, dans notre inconscient  pour nous livrer un enseignement , c'est un héritage vibratoire qui est autrement plus puissant puisqu'il laisse une empreinte au plus profond de nous. Les mémoires qui vibrent partout autour de nous ,que  nous portons, que nous percevons sont un phénomène qui n' a absolument rien à voir avec l'au delà et la communication avec les défunts; si je touche un os humain, un objet chargé où la pierre d'une vielle maison et que je mets à percevoir des images, des sons, des couleurs, des expériences et des émotions de personnes qui y sont liées, cela ne signifie pas que je suis en contact avec l'esprit de ces personnes, communiquer avec un défunt est tout à fait différend puisqu'il s'agit d'une présence, d'une conscience vivante qui peut répondre à des questions où délivrer un message précis et personnel. L'au delà est en quelque sorte une dimension parallèle à notre réalité, qui n'a pas les mêmes référents spatio-temporels et qui échappe donc en partie à notre compréhension . Une fois dans l'au delà nos morts sont en mesure de nous envoyer leur force ,leur amour et peuvent être à l'origine de certaines synchronicités que nous vivons. Ce n'est pas le cas quand il s'agit des esprits bloqués  dans notre réalité quotidienne, cela concerne ce que j'appelle les " esprits errants" qui rôdent parmi nous, se déplacent d'un lieu à un autre, les esprits qui ne sont pas passés sont angoissés, inquiets, centrés sur des problèmes qui les empêchent de s'élever, ils ne sont pas en mesure de nous apporte une quelconque force d'amour ou de compassion puisqu'ils en sont les premiers nécessiteux .Un esprit errant peut être à l'origine d'un phénomène qui constitue une influence négative sur nous et que j'appelle l"infiltration" pour survivre il vas se coller à un vivant dont la vibration est voisine de la sienne, et absorber son énergie; on est physiquement affaiblie on à du mal à récupérer, paradoxalement, quand certains prennent conscience de cette présence ils vont la considérer  comme un compagnon de vie qui les aime; certaines personnes l'identifient à un garde de l'esprit ce qu'elle n'est absolument pas! C'est un parasite!" Elle me parle me dit ce que dois faire"même si les infiltrations nous concernent tous car il y a des esprits partout autour de nous elles sont néanmoins plus fréquentes dans les métiers qui côtoient les morts de près: il y a biens sur tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux, comme les infirmiers, les médecins, les employés des pompes funèbres ect. Il est important aujourd'hui que l'humain se rende compte qu'il peut aborder l'au delà, renouer avec son âme et développer sa spiritualité indépendamment de toute religion il faut sorti des projections qui nous bloquent et commencer à regarder et réaliser notre potentiel; notre challenge est de vivre du mieux que l'on peut notre passage terrestre, nous y arrivons en nous faisant confiance, en lâchant prise, en laissant la vie nous porter , en n'essayant pas de prendre le contrôle des choses, mais en étant toujours responsables. Après notre mort terrestre, nous continuons à être, notre identité ici et maintenant n'est qu'un moyen d'évolution, il est important de nous débarrassé de notre ego et de nos peurs, de nous reconnecter à notre souffle pour nous permettre d'ouvrir les yeux sur soi et les autres ;on apprends
ainsi à aimer; il est temps que nous nous considérions comme des êtres capables d'une évolution formidable et d'une métamorphose rapide; nous somme là pour être heureux pour savourer chaque seconde avec joie c'est le but de nos existences car évoluer, c'est avant tout construire son bonheur.